ACHILLE, CLYTEMNESTRE, UN ESCLAVE
LE CflOeUA.
l'bsclaye'.
O descendant d'iEaque,* arrêtez! O fils de Thétis, et vous, fiUe de Léda, écoutez-moi!
ACHILLE
Qui m'appelle? D'où viennent ces cris? Que signifient ce trouble et ce désordre?
l'esclave.
Cest un esclave qui vous implore^ : oubliez la condition où la fortune m'a réduit, pour vous souvenir que je suis homme.
ACHTLLE.
Que cherches-tu? ton maitre? Ce n'est pas moi. Je a'ai rien de commun avec Agamemnon.
l'esclave.
Je suis un esclave de la famille d'Agamemnon \ Tyndare m'a donne à Clyltmnestre.
' C'est le même qui a pam dans 1a première scène , sons le n<«i d'im vieillard, et il consenre ici son caractère de naïveté et de fidélité. (G.)
* Le texte dit mot à mot : Cest un esclave : il ny a pas là de t/w» se glorifier, la fi>rtune ne le permet pas. Nous n'avons point d'esclaves dans nos tragédies : nous n'avons que des confidents , qui s'expriment avec ai»tant de noblesse que les princes et les rois. Les Grecs taisoient parler les esclaves autrement que leurs maîtres , et ne croyoient pas blesser la «ii> gnité tragique en donnant aux personnages un bngage conforme ik leur caractère et à leur état. (G.)
^ Le texte dit : Je suis un esclave de la maison que vous voyez, devanl vous. (G.)
• ACTE IV, SCÈNE III. 3oï
ACHILLE
Parle , et dis-nous pourquoi tu nous arrêtes ici.