ACTE V, SCÈNE IX
usipe les ténèbres de la nuit, reçois cette victime que « fofî&e Farinée des Grecs et Âgamemnon, son chef suit préme; reçois le san^ pur d^uoe vierge innocente , et aca corde à nos vaisseaux une heureuse navigation; renverse a par nos mains les remparts de Troie. » Il dk : les Atrides et toute Farmée tenoient les yeux fixés vers la terre. Alors ^ le sacrificateur s'arme du glaive, adresse des vœux à la déesse , et cherche des yeux Fendroit où il doit frapper la victime. Saisi de crainte et de douleur, je restois immbbile et la tête baissée, lorsqu'un prodige soudain étonna tous les assistants. On avoit entendu clairen&ent le bruit du coup , et l'on ne voyoit plus la victime. Le prêtre pousse de grands cris, toute Farmée lui répond, et personne ne peut croire la merveille qui frappe tous les yeux : une biche encore palpitante est étendue à terre; on admire sa grandeur et sa beauté; Fautel est baigné de son sang. Alors Galchas, dans un transport de joie, prend la parole, et dit;ic Chefs de Farmée, voyez cette victime u que la déesse fait paroitre à nos yeux ; voyez cette biche a des montagnes, Diane F3 préférée à la fille d'Agamemtt non : elle n'a pas voulu que son autel fût souillé, par le «sang généreux dlphigénie; elle a reçu avec plaisir en u échange une victime moins illustre. Un vent favorable tt va s'élever; les chemins d'Ilion nous sont ouverts. Que u Fespéraoce et la joie rentrent dans tous les cœurs ! Sol- H*dats, volez sur les vaisseaux : ce jour même, la flotte o échappée de FAulide va fendre la mer Egée. » Après que la flamme sacrée eut entièrement consumé la victime, le pontife invoqua la déesse, et lui demanda pour Farmée un heureux retour. Aussitôt Agamemnon m'envoie vous annoncer ce grand événement, et la faveur inespérée dont les dieux Font honoré. Présent au sacrifice , et témoin fidèle de ce qui s'est passé à ma vue, j'ose assurer que votre fille a été enlevée dans le séjour des dieux. O
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reine, séchez donc vos larmes, pardonnez à votre épons : les mortels ne peuvent prévoir les coups que leur réserve la puissance divine; les dieux sauvent ceux qu'ils ché* rissent; le même jour a vu votre fille livrée à la mort, et rendue à la ^e.
LE CBOKUR.
O nouvelle agréable! votre fille est vivante au sein des dieux.
CLTTEMNESTRE.
O ma fille! quelle divinité fa ravie à ma tendres^? O ma fille! quel nom dois -je te donner? Que faut- il croire? Sont-ce d'agréables fables, imaginées pour charmer ma douleur et consoler mon désespoir?
LE CHOEUR
Le roi Agamemnon lui-même vient vous confirmer la vérité de ce récit.