‹ Œuvres complètes de J. RacineChapitre 268 sur 328 · THÉSÉE, ARICIE · texte numérisé non relu

THÉSÉE, ARICIE

TRÉSÉE.

Vous changez de couleur, et semblez interdite. Madame : <{ue faisoit Hippolyte en ce lieu?

ARICIE

Seigneur, il me disoit un éternel adieu.

THÉSÉE

Vos yeux ont su dompter ce rebelle courage;

Et ses premiers soupirs sont votre heureux ouvr^S* •

ABICIE.

Seigneur, je ne vous puis nier la vérité : De votre injuste haine il n a pas B érité ; Il ne me traitoit point comme une criminelle.

THÉSÉE

J'entends : il vous juroit une amour éternelle. • Ne vous assurez point sur ce cœur inconstant; • Car à d autres que vous il en juroit autant.

ARICIE

Lui, seigneur?

Vous deviez le rendre moins volage:

' £st-ce donc ainsi que doit parler Thësëe daas im jour de deuil, quand sa femme se meurt, quand son fils court à une mort certaine? Louis Racine essaie de justifier cette froide ironie : eUc

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