ACTE I, SCÈNE IL 48ï
l'esclave.
Pourquoi donc refusez ^vou8 votre' hommage à une ^ande divinité?
HIPPOLTTE. •'
Quelle divinité'? Prends garde de te rendre coupable •de ^elque indiscrétion.
l'esclave.
Vénus, dont la statue est à l'entrée de votre palais.
Je suis pur, et je ne la salue que de loin.
l'esclave.
Eile^st cependant l'objet des respects et de Fadoration des mortels.
HIPPOLTTE.
Chacun choisit ses dieux comme ses amis.
l'esclave.
Que vous seriez heureux, si vous n'étiez pas plus sage qu'il ne faut!
HIPPOLTTE.
Je n'aime point une divinité doât on ne célèbre les mystères que la nuit.
l'esclave.
O mon fils, mon fils * ! il faut honorer tous les dieux.
HIPPOLTTE.
Entrons, chers compagnons , allons réparer nos forces : un repas abondant succède agréablement aux fatigues de ' la chasse. Qu'on fasse rafraîchir mes Coursiers : je veux, au sortir du festin, les atteler à mon char, et les exercer dans la plaine. Pour ta Vénus, qu'elle cherche ailleurs des hommages.
( Hippolyte , saiTi de sei compagnonA, entre dans l'intërienr dn palais.)
' Cet etcUire est tans doute un vieillard qui a tu naître Hippolyte , «pu a élevé son enfance : c'est ce qui oiotive ce ton paternel et cette fa^ iniHarité. (G.)
482 HIPPOLYTE