‹ Œuvres complètes de J. RacineChapitre 47 sur 328 · ACTE IV, SCÈNE I. 8i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I. 8i

L'amour a peu de part à ses justes soupçons.

MONIME

Autant que je le puis, je cède à tes raisons; Elles calment un peu Tennui qui me dévore. Mais pourtant Xipharès ne parolt point encore.

PHOEDIME.

Vaine erreur des amants, qui, pleins de leurs désirs, Toudroient que tout cédât au soin de leurs plaiâirs! - Qui, prêts à s'irriter contre le moindre obstacle...

MONIMfi.

Ma Phœdime, eh! qui peut concevoir ce miracle? Après deux ans d'ennuis, dont tii sais tout le poids» Quoi! je puis respirer pour la première fois ! Quoi! cher prince, avec toi je me verrois unie! Et loin que ma tendresse eût exposé ta vie, Tu verrois ton devoir, je verrois ma vertu. Approuver un amour si long-temps combattu ! Je pourrois tous les jours Rassurer que je t'aime ! Que ne viens-tu? •

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