ACTE I, SCÈNE III. tig
Vous reconnott 1 auteur de ce femeux ouvrage ; Que ses rois» qui pouvoient vous disputer ce rang. Sont prêts pour vous servir de verser tout leur sang. Le seul Agamemnon, refusant la victoire. N'ose d'un peu de sang acheter tant de gloire ; Et, dès le premier pas se laissant effrayer. Ne commande les Grecs que pour les renvoyer' I
agamemnon! * Ah, seigneur! qu'éloigné du malheur qui m'opprime, . Votre cœur aisément se montre magnanime ! Mais que si vous voyiez ceint du bandeau mortel Votre fils Télémaque approcher de l'autel, Nous vous verrions, troublé de cette affreuse image, Changer bientôt en pleurs ce superbe langage , Éprouver la douleur que j'éprouve aujourd'hui, Et courir vous jeter entre Galchas et lui! Seigneur, vous le savez , j'ai donné ma parole ; Et, si ma fille vient, je consens qu'on l'immole. Mais, malgré tous mes soins, si son heureux 4iestin La retient daias Argos, ou l'arrête en chemin, Souffrez que, sans presser ce barbare spectacle, En faveur de mon sang j'explique c^ obstacle, Que j'ose pour ma fille accepter le secours De quelque dieu plus doux qui veille sur ses jours. Vos conseils sur mon cœur a'ont eu que trop d'empire; Et je rougis...
' Vers beareux, qui devoit piquer yiveme&t l'ambition d'Agamemnon. En général, Ulysse, aussi grand orateur que politique babile, profite de la foiblesse du roi d'Argos, et oppose son ambition k sa tendresse paternelle. (6.)
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