ACTE I, SCÈNE IV. i6i
Et déjà de soldats une foule charmée, Sur-tout d'Iphigénie admirant la beauté, Pousse au ciel mille vœux pour sa félicité ■. Les uns avec respect environnoient la reine ; D autres me demandoient le sujet qui Faméne. Mais tous ils confessoient que si jamais les dieux Ne mirent sur le trône un roi plys glorieux , Également comblé de leurs faveurs secrètes, Jamais père ne fut plus heureux que vous Tètes '.
AGAMEMNON
Eurybate, il suffit; vous pouvez nous laisser : Le reste me regarde , et je vais y penser.
AGAMBMNON, ULYSSE.
AGAMEMNON
Juste ciel ! c'est ainsi qu'assurant ta vengeance •
dit «QStt abord podr approche y à son abord ^ pour à son approche. Mais ici il s*agit de TarriTëe de Cly temnestre et de sa fil|e dans le camp des Grecrs. Le mot abord n*est donc point admissible, et c'est avec raison qae Louis Racine et La Harpe ont blâmë l'emploi qo en'a fait Racine.
' Déjà nous avons observe que pousser nëtoit pas noble ; pousserdesvmucau ciel n*a rien d'agréable ni d'ëlëgant. (G.)
* Vers plein d'art, parceqn'il augmente le trouble et la donleur d'Agamemnon. On peut remarquer le même genre de beauté dans ce vers de la première scène :
Roi, père, époiu heureux, fils du pnissaDt Atrëe. (G.)
Vojez dans Euripide, acte II, se. m, le détail du mouvement qne canse dans l'armée Tarrivée d'Iphigénie.
i6? IPHIGÉNIE.
Tu romps tous les ressorts de ma vaioe prudence ! Encor si je pouvois, libre daos uion malheur^ Par des larmes au moins soulager ma douleur ! Tri^e destin des rois! Esclaves que nous sommes Et des rigueurs du sort et des discours des hornooes. Nous nous voyons sans cesse assiégés de témoms; Et les plus malheureux osent jJeurer le moins * !