PREAMBULE. IX
inent , de vils compilateurs pour retrancher des poètes latins tout ce qui concernait la Divinité , afin de les rendre classiques dans le nouveau système d éducation que préparait l'athéisme.
Aussi les sophistes ne pardonnèrent-ils point à notre auteur de croire à Dieu, et de ne pas croire à leurs systèmes ; de chérir les vertus religi euses, et de n'attacher aucune espérance, aucune foi, aux vaines S})éculations de l'athéisme. En butte aux traits de la haine, il n'y répondait que par des élans d'amour et de bienveillance. Ce qu'il voyait de méprisable dans l'homme ne le lui faisait point mépriser; son cœur ne pouvait qu'aimer, ou plaindre. A mesure qu'il perdait une de ses illusions, il ' la remplaçait par une venu; mais peu-à-peu il s'éloignait des sociétés brillantes et trompeuses, pour se rapprocher de la nature, qui charme et qui console. Il se retirait d'un monde où la richesse tient lieu d'honneur, où la puissance tient lieu de tout; qui promet des plaisirs et ne donne que des remords; qui nous environne d'une fausse joie, et ne permet qu'à la flatterie de plaire et à la méchanceté d'amuser) Alors, au lieu de s'a-