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(tai apercevait des traîneaux tires par des rennes. lOL première perspective était vive et animée par reffet des nuages qui se reflétaient dans les canaux de la plaine ; tandb que celle de la montagne offrait l-aspect le plus riant : c^étaient àes avenues d'arbres fruitiers qui , dans une immense élévation , se terminaient d'un côté à une vaste forêt de sapins , et de Tautre , à une faste forêt de palmiers. Ainsi, en moins de six fteues se développait la végétation qui brille sur la surface entière du globe. Mais ce qui m'étonaait davantage» c'étaient les lois qui faisaient nvre avec tant de concorde un si grand peuple , ccmiposé de tant de nations différentes. Voilà ^e gae f aurais été curieux de connaître.
Nous nous acheminâmes vers la pyramide. Je m^aperçus qu'elle avait quatre portes ; chacune de ces portes était défendue par une batterie de canons. Une garde de cinquante jeunes gens, tommandés par deux ofHciers d'un âge mûr, veilbût à la sûreté de ces lieux. Rien n^était plus élé- Iput que leur costume. Ils portaient sur| leurs épaules* un carquois rempli de flèches , et â la nain un arc , et un sabre court et léger.
Nous entrâmes par la porte de l'orient ; le Capitaine nous demanda avec beaucoup d^honnêtetë à qui nous désirions parler; si notre dessein était de visiter quelques étages des archives. Le fenne Bentinck Cook répondit qu'il désirait in-:
troduirc des étrangers dans la salle d'audience. Aussitôt le capitaine appela un soldat de sa compagnie, et lui commanda de nous conduire. Cette salle était précisément au milieu de la pyramide. Une douce lumière traversait les vitraux d'un dôme immense, et , se répandant sur le siège des juges, faisait paraître leurs robes de pourpre étincelantcs de magnifiques reflets. Un peu plus bas, étaient assis des secrétaires, des greffiers et des écrivains. L'autre moitié de cette salle était destinée au public ; quand nous y parûmes , les spectateurs se levèrent pour nous laisser passer. Le sujet de notre arrivée était connu, et un des juges m'adressant aussitôt la parole, me demanda quelle était ma patrie
Nous saluâmes respectueusement nos juges, et la séance étant levée, ils se séparèrent au son d'une flûte. Je me disposais à sortir, lorsque f aper* çus un homme de fort bonne mine qui me r^ai^ dait très-attentivement; il paraissait avoir assisté i ma réception. Je me félicite , me dit-il, de trouver en vous un digne compatriote ; j'espère être assez heiKreux pour vous ôtrc utile. En attendant que je sois digne d'être votre ami , permette^ moi de devenir votre serviteur. Je suis bibliothécaire, et mon nom est Varron. Le jeune Cook
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A*approcliaiit de moi, me dit tout bas : L^liomme que vou» yoycz devant vous , pastc pour le pliui •avant de la r^^publicpie : c^eat pour cela que noua lui avons donné le nom de VarrontSÎ célèbre cher les anciens.
Pendant qu'il me parlait ainsi, quelques noirs de (iuinée ayant aperc^u Samson, vinrent Tinviter i se divertir avec leurs ianûlles sous un {{roscalebassier^qui (Hait dans la plaine. ()e lM)n noir vint aussitôt m'en demander la permission ; ce qui me surprit infuiiment , car il était plus libre que moi , puisque c'était moi qui avais besoin de lui. Je lui dis : Sois iieureux, mon fils, par-lout où tu seras. Alors le jeune Cook me rappelant qu'il devait être, à la fin du jour, de retour au port des Amis, me lit l(*s plus tendres adieux; je le remerciai de la laveur qu*il venait «b* me procurer ; il îw dit : O mon p«*re ! cV.sl à \ouh que je dois le plus ifraïul service que j'aie rendu à ma pairie, celui de lui procurer un bon citoyen. Cependant, les trois sauvages étant redescendus, il se reinbanpia dans sa pirogue ; abirs je me trouvai seul avec Varrou. Kniin, me dit-il, vous êtes a moi , et je suis à vous ; un fluide est néces- •aire ici à un étranger ; non pas que vous soyez clie/< un mauvais peuple : il n'y en a pas, je crois, •ur toute la terre, qui réunisse autant de qualités bienlaisanles. J'ai voyagé cbe/< les nations les plus policées de TKuropc , et j'ai vu souvent qu'ù
peine je venais de quitter un homme auquel on n?». vait recommandé , qu^un autre, qui lui succédait, m^en disait du mal : c'était une suite perpétuellede médisances, quifinissaient par me remplir de haine ou de regret. Il en était de même des opinions sur lesquelles je désirais m'éclairer. -Les plus répandues^étaient précisément celles qui étaient le plus universellement contredites ; de sorte que je foi réduit en peu de temps à ne plus rieaJSroire sur la foi d'autrui. Ici , c'est tout le contxaire. Si vous abordez un citoyen qui vous est inconnUi il est d'abord disposé à vous obliger ;' si vous k questionnez, il vous répondra ce qu'il pense; et s'il n'est pas instruit de ce que vous lui- demandei, il vous fera franchement l'aveu de son ignorance. Nous ne dressons point ici les hommes à l'ambition ni à l'intrigue , mais à s'entr'aimer. Le plus petit acte de vertu est préférë^au plus brillant trait d'esprit. Ce n'est pas que l'un et l'autre ne soient dignes de toutes nos affections, comme des influences de la Divinité , qui distinguent les hommes des animaux ; mais l'esprit est -comme le rayon du soleil qui éclaire ia si:q[)erficie de 11 terre, et la vérité comme la chaleur que ce feo céleste combine dans son sein , pour en faire sor* tir la vie.
Je fus frappé de cette comparaison. Oui, loi dis-je, je sens que la vertu est le but de notre •existence. C'est la chaîne qui lie les hommes lei
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uns avec les autres , et avec le ciel. Où en âvez- Toos trouve les lois? comment se fait-il qu'elles s^cxécutent ici avec tant de facilité, qu'elles semblent avoir tous les attraits du plaisir, tandis que par-tout ailleurs elles semontrent sous un aspect. ai triste et si sévère , que leur accomplissement parait exiger des efforts continuels dé notre nature, ainsi que l'indique le nom de vertu? Aussi, reprît Varron , combien de réformateurs , dans les siècles passes, ont dit du mal de cette nature humaine ! Ils ont employé tous leurs soins à la TÎaîncre , et ils ont cru ne pouvoir y réussir qu'en appelant à leur aide des secours surnaturels. Qu'en est-il arrivé ? que ce sont eux-mêmes qui se sont déformés; Ils ont commencé par inspirer une grande frayeur de l'avenir dans ce monde, où la Providence ne nous présente cependant qu'un cours successif de bienfaits ; et quant à l'autre , ils Font peuplé d'êtres épouvantables. Enfin, après avoir subjugué les hommes par la terreur, et s'être emparés de leur crédulité, ils se sont donnés comme les réparateurs et les juges de leurs dès-^ tinëes futures. Pour nous, notre but est de ramener les peuples aux sentiments les plus simples de la nature ; nous ne cherchons que les vertus qui rendent la société bonne et heureuse , en rendant, avant tout, heureux et bon celui qui les possède ; car le bonheur de tous naît du bonheur particulier de chacun. Voyons donc, lui répon-
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dis-J6 , par quelle chaîne céleste vous m^éleTem I jusqu^à ces vertus divines. Nous n^aurons besoin 1 d'aucun effort , reprit-il , car elles sont descen* dues jusqu'à nous.
Comme il parlait ainsi , nous entendîmes ud bruit d'orgues et de timbales qui formaient concert plein de mélodie; bientôt nous vîmei venir, des extrémités de la terrasse , deux files de chariots attelés de bœufs, et chargés de tables, de bancs , de chaises, et de tous les ustensiles nécessaires au festin d'un grand peuple. Quand ces chariots se furent réunis, le concert cessa ; miii de nouveaux accords plus doux, de musettes et de flûtes, se firent entendre. Alors, douze jetmes garçons et autant de jeunes filles sortirent de chaque arcade ; tous étaient couronnés de fleun, et iU marchaient deux à deux, en jouant de di* vers instruments. Voilà, me dit Varron, les candidats qui ont fini aujourd'hui l'année de leur apprentissage, et qui seront reçus ce soir au nombre des citoyens. Us l'ont commencé deux à deux, im amant et une maîtresse, afin de faire ensemble ob essai de la vie sociale ; c'est pourquoi tous leon principaux exercices ont été réglés par la musique. Maintenant il s'agit de disposer le banquet. En effet , les jeunes garçons se mirent à dresser deux rangs de tables de chaque côté de la terrasse ; les jeunes filles les couvrirent de nappes, de couteaux, de coupes d'argile qu^elles appor-
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taient sur leurs têtes , dans des corbeilles soutenues d^un seul bras, comme ces belles cariatides, dont nous admirons l'attitude dans les monuments des Grecs.
A peine étions-nous à table , que la terrasse se trouva débarrassée des chariots ; et bientôt on entendit les sons mélodieux des instruments. Les douze anciens sortirent d^un groupe immense d'administrateurs , et vinrent se placer à la table même où nous étions. Aussitôt je me levai, et je dis à Varron : Je ne suis qu'un étranger, et il ne m'appartient pas de m' asseoir à la table des sages. Yarron me dit: Votre âge est un titre suffisant, et je n'aurais pas commis Tindiscrétion de vous inviter, ai je n'étais assuré au consentement des anciens. A l'instant même, nous vîmes arriver, aux deux bouts de la terrasse, une multitude de chars attelés chacun de quatre chevaux ; et lorsqu'ils se furent arrêtés vis-à-vis les tables, on vit sortir de chaque char quatre écuyers tranchants. Ces écuycrs, armés de profondes cuillers, de longues fourchettes d'acier, et de grands couteaux, découpaient les yiandes, et les déposaient toutes bouillantes dans de vastes plats ^ que les jeunes gens de service allaient placer sur les tables ; pour les jeunes filles, elles se promenaient autour des tables avec des amphores remplies de liqueurs, de sorbets , de limonades. Une d'elles remit auprès de Varron, deux bouteilles d'exceUent vin de Bordeaux,
Tune pour lui, l^àutre pour moi, de là partd^ Tancien dé la tribu où je venais d*êlre reçu.
Un second service succéda au premier, dans le même ordre : il était composé de légumes ex* cellénts. Mais ce qui me fit lé phis de plaisir, ce fui le troisième service , que nous appelons cbei nous dessert. Il cousis tait en fruits confits oucms^ portés dans des corbeilles ou dans des yases d^ar^ gile, de formes élégantes. Il y avait environ dem heures que nous étions à table , lorsque Yàrron me dit : Nous n^avons plus faim ; on va servir k café el le punch ; allons le prendre avec ma femmt et mes enfants. De nouveaux convives vont no» succéder ; ce sont les jeunes citoyens quiont monté la garde, et les jeunes couples qui nous ontservâ. Notre vie n'est-ellé pas heureuse ?'Nous croycm ici que c^est une affaire de conscience d^user sans excès dé tous les biens que Dieu nous donne.
Il était quatre heures après midi, lt>rsque noos nous mîmes en chemin pour aller à Thabitation de Yarron, sur la pente de la montagne. Nous traversâmes la place au delà de la pyramide; quand nous eûmes fait environ cinqu|inte pas, je vis que le chemin se partageait en deux, Tun bordé dV liviers , Tautre de palmiers chargés de cocos, en* tremclés de palmiers dattiers. Yarron me fit remarquer la variété des plans de la nature. L^oli- ^r, qui donne de Thuile aux zones tempérées , 'e ses fruits dans son feuillage; et le cocotier,.
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•en fournit aux Koncstorrides, les a suspendus â-sa tétc, en forme de longues grappes. J'en compilai donee qui renfermaient chacuneune trentaine ^e cocos. Ces fruits présentaient différents degrés de maturité : les plus avancés, d'une couleur rousse, étaient à la naissance de la grappe, et les moins avancés à son extrémité opposée : la même progression de maturité existait entre les grappes de Tarbre et les cocos de la même grappe ; car il y en avait de vertes, d'autres nouvellement nouées, d'autres en fleurs, d'autres en boutons qui ne faisaient que d'éclore. On eût dit que leur fructification était en rapport avec les jours et les mois de l'année. Mais ce qui surpassait en beauté . les cocotiers, c'étaient les palmiers dattiers; car, outre qu'ils étaient plus élancés, ils portaient leurs longues grappes de dattes , de la plus belle couleur d'or, comme des lustres suspendus au haut de leurs majestueuses colonnes. Ce qui ajoutait encore à leur beauté, c'était un magnifique réseau d'un brun pourpre , qui en entourait et en fortifiait la tête. Une gerbe de palmes verdoyantes la couronnait, en s'élevant vers le ciel, et couvrait à moitié ses longues grappes qui pendaient vers la terre. Ce réseau offrait de doux abris à plusieurs oiseaux, entre autres^ à des colombes qui y faisaient leurs nids. A la naissance de ces deux chemins , il y avait deux bornes rouges , ïune creusée, et l'autre bombée dans la partie
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qui regardait le ciel. Sur la première, on voyakk une urne remplie d^une eau vive qui débordailli de son sein, et la couvrait de ses bouillons; «If la seconde, on plaçait , chaque soir, sur une tige |j de bronze , un globe de verre qui renfermait i lampe destinée à éclairer ce lieu. Nos chemiiit, me dit Yarron, sont garnis, à leurs carrefoun, de monuments semblables. Que peut -on of&ir aux hommes qui leur soit plus agréable que do feu pour les éclairer , et de Teau pour les rafraîchir ? Les animaux mêmes sont sensibles à ces marques d'humanité : elles attirent les oiseau dans le voisinage de nos habitations qu^ik enbellisscnt.
Pendant que nous parcourions Tavenue de la droite , nous aperçûmes une multitude infinie de petits oiseaux, semblables à des colibrù et à- des oiseau-mouches étincelants des plus brillantes couleurs. D'autres espèces plus grosses, mais sans éclat , faisaient entendre dans Tombre du £eiiîllage des sons ravissants. Nous parvînmes , après une heure de marche , à Fextrémité de cette zone si riche , si parfumée. J'aperçus des forêts natarcUes i FEurope , de chênes , de hêtres , d'or mes à moitié dégarnis de leurs feuilles ; et, ao milieu de ces forêts , des avenues de poiriers, de pommiers, et d'autres arbres fruitiers de nos climats. Par-tout je reconnus les genres, cependant avec des différences qui en rendaient les es*
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.pièces mëconnaissables. Il en était de même des '^Mseaux: les merles, les sansonnets, les pies, les ^perdrix même, avaient des épaulettes, des tours 4e gorge , des pectoraux , rouges , bleus , verts , iqui les faisaient distinguer aisément de ceux de J*£urope.
Quant à Taspect qui se présentait au loin, il n'^offrait plus qu'un grand lac , terminé par une yfaste forêt de sapins noirs, et de bouleaux couverts de leurs écorces blanches. Au delà de cette forêt, s'élevaient les sommets pourprés des Parajeuas surmontés de neiges inaccessibles. Voyezvous, me dit Yarron, cette maison rouge et blanche, qui est à trois cents pas de nous, sur le bord 'de cette petite rivière qui sort du lac ? c'est là que je passe une partie de ma vie , avec ce que j'ai de plus cher au monde , ma femme et mes -deux enfants; c'est là que je vais jouir souvent du -Même air que j'ai respiré à ma naissance. La république , touchée de mon zèle pour son service , ' m'a fait construire cette maison en pierres monumentales, comme le sont toutes celles qui s'élè* •vent sur la croupe de la montagne. J'aurais pu . choisir un climat plus doux et des plantations plas agréables.; mais j'ai préféré ce qui convenait le mieux à ma santé et à mon esprit. Je passe souvent de mon ermitage à la bibliothèque, et de la bibliothèque à mon ermitage, et toujours avec un nouveau plaisir. Comme il disait
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ces mots, nous amvâines à la porte de sa maison;: elle s'ouvrit , et j'aperçus une femme de trentecinq ans environ, d'une figure pleine d'intérêt : elle avait à sa droite et. à sa gauche , deux filles de quinze ou seize ans-, d'une physionomie char-^ mante. A leur toilette , on v^oyait qu'elles se préparaient à' se rendre à la fête. Yarron dit à son épouse : Chère amie, voici un nouveau compatriote que je te présente : il est père de famille, comme moi; mais il est privé de sa femme et de ses enfants : tâchons de les lui faire oublier. Je vais le recevoir dans le cabinet des Muses, prépare - nous quelques cordiaux ; ensuite nous retournerons à la fête , si notre hôte n'aime mieux passer cette nuit dans mon ermitage. Apris avoir ainsi parlé , Yarron me prit par la main , et me conduisit au fond de son jardin , sous un bosquet de vieux chênes et de sapins, au milieu duquel étaient une rotonde de granit , et une table de bois d'acajou couverte de manuscrits et de livres. Il alluma, au moyen d'un phosphore , une lampe d'argile, et nous nous assîmes sur le canapé. C'était l'asyle du repos : le silence du lieu , le murmure des chênes et des sapins agités par les vents, tout invitait à la méditation. Yoi(ji , me dit Yarr ron , un manuscrit qui est un compendiiiin. de nos lois : il renferme tout ce que nous sommes obligés d'apprendre pendant l'année d'épreuves. U n a point été inspiré par l'étude des lois , mais par
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celle de la nature ; aussi , les principes en sont-ils graves dans le cœur de tous les hommes. Nous avons encore parmi nous plusieurs de ceux qui ont travaille , avec Benezet , à poser les fondements de ce bel ouvrage : tel est entre autres le 4)rame, qui a aujourd'hui cent trente-sept ans. J'ai Hîru devoir ajouter un commentaire à ce code : t'est l'application des principes de la nature aux institutions de la société humaine: Vous le lirez , ^i vous le voulez ; vous en aurez le temps, car cette lecture ne demande que trois heures. Yarron m' ayant alors remis son cahier : Il faut que je parte, me dit-il, ma présence est nécessaire à la fête ; je vous laisse maître de la maison. Tâchez 4e venir nous rejoindre ; toute la route sera illuminée , et de votre vie vous n'aurez vu un aussi magnifique spectacle. En disant ces mots , il m^embrassa, et partit avec toute sa famille. . . .
« L'auteur, marchant sur les traces de4?laton , » se proposait c|^ développer ici le système com- I» plet du gouvernement de l'Amazone. Nous » ignorons si cette partie de son ouvrage était *» bien avancée ; mais nous n'avons pu en retrou- » ver que des fragments, dont, malgré nos ef- » forts, il nous a été impossible de former un % tout^igne d'être publié. »
DE
PRÉFACE DE L'ÉDITEUR