‹ Œuvres complètes de Jules LaforgueChapitre 42 sur 151 · DE LA BONNE DEFUNTE · texte numérisé non relu

DE LA BONNE DEFUNTE

Elle fuyait par l’avenue ;

Je la suivais illuminé,

Ses yeux disaient : « J’ai deviné Hélas ! que tu m’as reconnue ! »

Je la suivis illuminé !

Jeux désolés, bouche ingénue, Pourquoi l’avais-je reconnue,

Elle, loyal rêve mort-né ?

Jeux trop mûrs, mais bouche ingénue ; Œillet blanc, d’azur trop veiné ;

Oh ! oui, rien qu’un rêve mort-né,

Car, défunte elle est devenue.

LES COMPLAINTES

Gis, œillet, d’azur trop veiné, La vie humaine continue Sans toi, défunte devenue.

— Oh ! je rentrerai sans dîner !

Vrai, je ne l’ai jamais connue.

POESIES

COMPLAINTE

Page 1