LIVRE II. - CHAPITRE IV
sensibles que par la suite des siècles, elles ont été nommées inégalités séculaires. Il n'y a aucun doute sur leur existence ; mais les observations modernes ne sont pas assez éloignées entre elles, et les observations anciennes ne sont pas suffisamment exactes pour les fixer avec précision.
On remarque encore des inégalités périodiques qui troublent les mouvements elliptiques des planètes. Celui de la Terre en est un peu altéré, car on a vu précédemment que le mouvement elliptique apparent du Soleil parait l'être. Mais ces inégalités sont principalement sensibles dans les deux plus grosses planètes, Jupiter et Saturne. En comparant les observations modernes aux anciennes, les astronomes ont remarqué une diminution dans la durée de la révolution de Jupiter, et un accroissement dans celle de la révolution de Saturne. Les observations modernes, comparées entre elles, donnent un résultat contraire, ce qui semble indiquer dans le mouvement de ces planètes de grandes inégalités dont les périodes sont fort longues. Dans le siècle précédent, la durée de la révolution de Saturne a paru diflërente suivant les points de l'orbite d'où l'on a compté le départ de la planète : ses retours ont été plus rapides à l'équinoxe du printemps qu'à celui d'automne. Enfin Jupiter et Saturne éprouvent des inégalités qui s'élèvent à plusieurs minutes, et qui paraissent dépendre de la situation de ces planètes, soit entre elles, soit à l'égard de leurs périhélies. Ainsi, tout annonce que dans le système planétaire, indépendamment de la cause principale qui fait mouvoir les planètes dans des orbes elliptiques autour du Soleil, il existe des causes particulières qui troublent leurs mouvements, et qui altèrent à la longue les éléments de leurs ellipses.
TABLEAU DU MOUYSMENT ELLIPTIQUE DES PLAlfÈTES.
Durées de leurs révolutions sidérales.
Mercure 87 ,9693680
Vénus 224 ,7007869
La Terre 365,2563835
Mars 686,9796458
Jupiler 4^^^9S^4^2>^
Saturne 10759,2198174
Uranus 30686,8208296
Demi-grands ares des orbites, ou distances moyennes.
Mercure 0,3870981
Vénus 0,7233316
La Terre 1 , 0000000
Mars 1 ,5236923
Jupiter 5,202776
Saturne 9,5387861
Uranus 19,182390
Rapport de Vexcentricité au demi-grand axe au commencement de 1801.
Mercure o,2o55i494
Vénus 0,00686074
La Terre o,oi6853i8
Mars 0,0933070
Jupiter 0,0481621
Saturne o,o56i5o5
Uranus 0,0466108
Longitude moyenne pour le minuit qui sépare le 3i décembre 1800 et le \^ janvier 1801, temps moyen à Paris»
Mercure 182 , 1 5647
Vénus 11 ,93259
La Terre m ,28179
Mars 71,24071
Jupiter 124,68251
Saturne i5o, 35354
Uranus. 197,55589
Longitude moyenne du périhélie, à la même époque,
Mercure 82,6256
Vénus 143,0349
La Terre 110,5571
Mars 369,3323
Jupiter ]2,38io
Saturne 99,0647
Uranus i86,i5oo