‹ Œuvres complètes de Laplace (volume 2)Chapitre 80 sur 295 · LIVRE II. - CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE II. - CHAPITRE IV

sensibles que par la suite des siècles, elles ont été nommées inégalités séculaires. Il n'y a aucun doute sur leur existence ; mais les observations modernes ne sont pas assez éloignées entre elles, et les observations anciennes ne sont pas suffisamment exactes pour les fixer avec précision.

On remarque encore des inégalités périodiques qui troublent les mouvements elliptiques des planètes. Celui de la Terre en est un peu altéré, car on a vu précédemment que le mouvement elliptique apparent du Soleil parait l'être. Mais ces inégalités sont principalement sensibles dans les deux plus grosses planètes, Jupiter et Saturne. En comparant les observations modernes aux anciennes, les astronomes ont remarqué une diminution dans la durée de la révolution de Jupiter, et un accroissement dans celle de la révolution de Saturne. Les observations modernes, comparées entre elles, donnent un résultat contraire, ce qui semble indiquer dans le mouvement de ces planètes de grandes inégalités dont les périodes sont fort longues. Dans le siècle précédent, la durée de la révolution de Saturne a paru diflërente suivant les points de l'orbite d'où l'on a compté le départ de la planète : ses retours ont été plus rapides à l'équinoxe du printemps qu'à celui d'automne. Enfin Jupiter et Saturne éprouvent des inégalités qui s'élèvent à plusieurs minutes, et qui paraissent dépendre de la situation de ces planètes, soit entre elles, soit à l'égard de leurs périhélies. Ainsi, tout annonce que dans le système planétaire, indépendamment de la cause principale qui fait mouvoir les planètes dans des orbes elliptiques autour du Soleil, il existe des causes particulières qui troublent leurs mouvements, et qui altèrent à la longue les éléments de leurs ellipses.

TABLEAU DU MOUYSMENT ELLIPTIQUE DES PLAlfÈTES.

Durées de leurs révolutions sidérales.

Mercure 87 ,9693680

Vénus 224 ,7007869

La Terre 365,2563835

Mars 686,9796458

Jupiler 4^^^9S^4^2>^

Saturne 10759,2198174

Uranus 30686,8208296

Demi-grands ares des orbites, ou distances moyennes.

Mercure 0,3870981

Vénus 0,7233316

La Terre 1 , 0000000

Mars 1 ,5236923

Jupiter 5,202776

Saturne 9,5387861

Uranus 19,182390

Rapport de Vexcentricité au demi-grand axe au commencement de 1801.

Mercure o,2o55i494

Vénus 0,00686074

La Terre o,oi6853i8

Mars 0,0933070

Jupiter 0,0481621

Saturne o,o56i5o5

Uranus 0,0466108

Longitude moyenne pour le minuit qui sépare le 3i décembre 1800 et le \^ janvier 1801, temps moyen à Paris»

Mercure 182 , 1 5647

Vénus 11 ,93259

La Terre m ,28179

Mars 71,24071

Jupiter 124,68251

Saturne i5o, 35354

Uranus. 197,55589

Longitude moyenne du périhélie, à la même époque,

Mercure 82,6256

Vénus 143,0349

La Terre 110,5571

Mars 369,3323

Jupiter ]2,38io

Saturne 99,0647

Uranus i86,i5oo

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