‹ Œuvres complètes de LaplaceChapitre 104 sur 268 · LIVRE XIIL · texte numérisé non relu

LIVRE XIIL

fient les marées dans un port. J'ai fait voir la possibilité de cette augmentation dans le n° 18 du Livre IV.

Au moment de la coïncidence des hautes mers des deux astres fictifs, on a, en désignant par t: la demi-circonférence,

2/1/ -4- anj — am/ — al = 2i7r,

I et {' étant des nombres entiers, ce qui donne, pour le temps t de la coïncidence,

nt'\-xs^mt est l'angle horaire de l'astre L, réduit en jours mesurés par les retours de cet astre au méridien , et il exprime l'heure de la coïncidence. Si , comme nous le supposerons dans la suite , l'astre L est le Soleil, ^ sera l'heure de la haute marée solaire, et, comme il y a deux marées chaque jour, nous supposerons que \ se rapporte à la pleine mer du soir, en sorte que, les heures étant comptées de minuit, \ surpassera la demi-circonférence. En désignant par T le temps de la conjonction ou de l'opposition des deux astres fictifs, on aura

/nT = (i'-i)7r; donc

Si Y surpasse ^, l'instant de la coïncidence des hautes mers suivra le moment de la conjonction ou de l'opposition des astres. C'est donc de la difierence de ces deux constantes, différence qui tient aux circonstances du port, que dépend le retard du maximum des pleines mers sur ce moment. Ce retard serait trës-petit si le mouvement de l'astre dans son orbite était fort petit. Mais on verra dans la suite qu'il est très-sensible pour la Lune dans le port de Brest, où il s'élëve à un jour et demi.

Œuvres </e £.. — V. 25

Supposons maintenant que les lettres L, r, m^ A» e, X et y se rapportent au Soleil, et marquons d'un trait pour la Lune les mêmes lettres. On aura, par Faction réunie de ces deux astres et en n'ayant égard qu'aux inégalités dont la période est d'environ un demi-jour, la hauteur de la mer au-dessus de son niveau égale à

AL ,1 I , ^ ^ \ COS* - e COS 2/1^ H- 2© — 2/n/ — - '2A)

H- - -~ Sm*€ C0S[2/l^-h 2CJ— 2y)

-\- - ,-- cos* -e'cos(2/i/ -h 2ny — 2m'/ — 2^')

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