LIVRE PREMIER, CHAPITRE KXII
qui dévorera votre race ei eu jettera Les restes huis de la terre que vous allez posséder. Le Seigneur ue cessera de vous frapper par la pauvreté, les fièvres, le froid el la chaleur, les épidémies ft les contagions, qui feront un désert de votre patrie. Au-dessus de vous le cielsera d'airain, el sous vus pieds ta terre seradefer;aa heu d'une teu qui la féconde, Dieu l'inondera desflots d'une poussière aride; il fera pleuvoir la cendre sur son sein désolé. Le Seigneur vous livrera aux mains de vos ennemis : vous sortirez par une porte en allant à leur rencontre , sept portes ue suffiront pas à vos troupes fugitives; vous serez dispersés chez toutes les nations de l'univers; vos cadavres deviendront la pâture des animaux sauvages et des oiseaux de proie.
» In autre châtiment vous viendra de la part du Seigneur, la folie, l'aveuglement et la fureur, et vous irez à tâtons le long des murs, plongés que vous serez dans les ténèbres, au milieu même du jour, comme vont les aveugles, incapables de retrouver le chemin. Vous serez partout et toujours victimes de la calomnie , opprimés par la violence, et nul ne viendra vous délivrer. La femme que vous aurez choisie tomhera au pouvoir d'un autre; vous n'habiterez pas la maison que vous avez bâtie; vous ne vendangerez pas la vigne que vous aurez plantée; votre bœuf tombera mort devant vous, et vous n'en mangerez pas même les chairs; l'animal qui vous servait vous sera ravi sous vos yeux, et ne vous sera jamais plus rendu. Vos fils et vos filles seront captifs d'un autre peuple, vous serez les témoins de leur humiliation; à cette vue vous défaillerez tout le jour, il ne restera en vous aucune force ; vous irez sur la terre comme un peuple perdu . vous serez la faille et le jouet de toutes les nations où l'exil vous aura conduits. »
Enfin , après bien d'autres malédictions non moins terribles , le Prophète poursuit : « Elles viendront sur vous toutes ces malédictions , elles vous saisiront et compléteront votre ruine. Puisque vous n'avez pas voulu servir le Seigneur votre Dieu , dans la joie de lame et l'allégresse du cœur, dans l'abondance de tous les biens , vous servirez l'ennemi qu'il vous enverra , et vous le servirez dans la faim , la soil, le dénuement et la misère ; ce nouveau
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maître vous courbera sous un joug de fer jusqu'à vous faire rentrer dans la poussière. Le Seigneur amènera contre vous une nation qui viendra des extrémités de la terre avec la rapidité de L'aigle qui vole dans Les airs, une nation dont vous n'entendrez pas la Langue, sans entrailles et suis pudeur, qui n'aura ni cespecl pour les vieillards, ni pitié pour Les entants; elle enlèvera le fruit de vos troupeaux et celui de vos campagnes; elle ne vous laissera ni froment, ni vin, ni huile, ni bœufs, ni vaches, ni brebis; elle n'aura de repos qu'elle n'ait détruit toutes vos villes et renversé ces murailles si fortes et si élevées dans lesquelles vous aviez mis votre confiance. Vous serez renfermés dans vos demeures et réduits à une telle extrémité, que vous en viendrez à manger le fruit de vos entrailles , à dévorer les chairs de vos fils et de vos filles, d Ne l'ouhlions pas, c'est l'Ecriture sainte qui parle ainsi ; et ces menaces ne sont pas les seules qu'elle fait entendre, il en est beaucoup d'autres que je m'ahstiens de citer. Mais quiconque voudra les lire avec attention , demeurera frappé tir stupeur et comme hors de lui-même, à la vue des terribles sanctions que le Tout-IJuissant donne à sa loi ; peut-être ouvrirat-il alors les yeux et lui sera-t-il donné d'entrevoir l'effrayante rigueur de la justice divine , la malice horrible du péché et la baine implacable dont Dieu le poursuit. C'est ce que lui diront les étranges châtiments qui sont annoncés au pécheur déjà dans la vie présente , et il pourra conjecturer par là ce qui l'attend dans la vie future. Il y puisera de plus un profond sentiment de pitié pour les malheureux dont l'aveuglement et l'indifférence les empêchent de voir l'épouvantable avenir qui les menace.
Et n'allez pas vous imaginer que ce sont-là de simples paroles, et rien de plus. Non, c'étaient de véritables prophéties dont l'histoire du peuple juif ne nous montre que trop souvent la réalisation éclatante. Sous le règne d'Achab, roi d'Israël, ce prince étant assiégé dans Sainarie sa capitale par l'armée du roi de Syrie, les habitants de la ville assiégée mangèrent jusques à la fiente des pigeons, et encore cette déplorable nourriture ne s'obtenait-elle (pu- par '!<■ grandes sommes d'argent; les choses en vinrent même au point que les mères tuaient leurs propres enfants pour les