‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 3)Chapitre 180 sur 308 · LIVRE PREMIER, CHAPITRE XXVI. I4fl · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAPITRE XXVI. I4fl

naturellement à Lui-même. I lr, cel amour naturel ne donne aucun droit ;'i la possession du paradis. Il était défendu de pénétrer, revêtu d'un Bac, dans le palais d'Assuérus. De même l'entrée du palais de Dieu sera interdite à celui qui sera couverl <iu vêtement grossier de la crainte servile, et non de la robe nuptiale de la charité.

Je vous en conjure donc, ô mon frère; songez t\w l'heure sonnera indubitablement. Les moments qui vous en séparent ne sont pas nombreux; voyez avec quelle rapidité les eieux accomplissent leur carrière. Bientôt sera ourdie la trame de votre vie mortelle. « Le jour de la perdition est proche, nous crie le Prophète, et les temps se hâtent d'arriver. » Deuter. xxxu, 35. Encore quelques jours, et ce que je vous prédis s'accomplira; et vous expérimenterez la vérité de mes prévisions. Alors vous serez environné de douleurs, dévoré de soucis, dans l'angoisse à l'approche de la mort et de la destinée qui vous est réservée. 0 destinée incertaine ! ô attente terrible ! ô jugement redouté, qui va prononcer une sentence de vie ou de mort, qui ne sera jamais révoquée! Oh ! si l'on pouvait changer cette destinée , choisir cette sentence ! Eh bien! vous le pouvez maintenant, mon frère; ne le négligez pas. Maintenant vous pouvez gagner votre juge, fléchir sa volonté. Suivez le conseil d'Isaïe : « Cherchez le Seigneur tandis qu'il peut se trouver; invoquez-le tandis qu'il est disposé à vous entendre. » Isa. lv 6. C'est maintenant qu'il est disposé à nous entendre, quoique nous ne le voyions pas. Au jour du jugement, nous le verrons ; mais il ne nous écoutera pas si nous ne travaillons dès ce moment à le mériter.

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