TOM, X. G
>-2 LA GUIDE DES I'I.i HKIUS.
(ouvres de l'Esprit-Saint. Non content de nous faire on quelque sorte franchir le seuil de lajustitication, une fois que nous sommes entrée dans cette carrière , ee divin Esprit nous aide à y marcher jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'enfin il nous ait sauvés et complètement affranchis des périls que nous courons sur la mer orageuse de ce mande* en nous introduisant au port de l'éternelle patrie Quand il est entré par un semblable bienfait, dans une âme qui s'est montrée digne d'une telle visite, il n'y demeure pas dans l'inaction. Accorder à cette âme l'honneur de sa divine présence ne suffit nullement à son amour ; il travaille encore à la sanctifier par sa vertu, en accomplissant en elle et avec elle tout ce qui doit la conduire au salut. 11 est là comme un père au milieu de sa famille, où il t'ait régner l'ordre par sa prudence et son autorité; comme un maître au milieu de ses disciples, auxquels il prodigue les plus belles leçons ; comme un horticulteur dans un jardin confié à ses soins intelligents ; comme un roi dans son royaume héréditaire , qu'il soumet aux lois d'un sage gouvernement ; comme le soleil dans le monde , qu'il éclaire et vivifie ; comme lame enfin dans le corps qui lui est uni , auquel elle donne , avec la vie , le mouvement et la sensibilité.
Il n'est pas sans doute comme la forme par rapport à la matière ; mais il est , nous l'avons dit , comme un père dans la maison soumise à sa douce et puissante autorité. Or , je le demande , que peut-il y avoir de plus heureux , que peut-il y avoir de plus désirable que de posséder un tel hôte au dedans de soi, que d'avoir un tel maître, un guide aussi éclairé, un semblable ami , un tuteur aussi sage , un aussi ferme soutien ? Comme il est éminemment toutes choses , il opère tout dans les âmes où il fait sa demeure. Il est le feu ; et, à ce titre, il éclaire notre entendement* il «chauffe notre volonté, il nous détache de la terre pour nous élever vèn le ciel. 11 est la colombe ; et voilà pourquoi il nous rend sincères, doux, compatissants, pleins d'une tendre affection les uns pour les autres. Il est la mystérieuse nuée ; il nous défend contre les ardeurs immodérées de la chair, calme et tempère la (lamine des passions. Il est un vent impétueux ; il incline et tourne notre volonté vers tout ce qui est bien , la dégoûte et l'éloigné de