LIVRE PREMIER, CHAPITRE XIV. t6J
n péri] ce royaume intérieur de La grâce divine : aux entraîne* menta de la gourmandise, elle oppose la vertu de tempérance; iu\ appétits désordonnés de la chair, elle oppose la chasteté; aux inspirations de L'orgueil, file oppose L'humilité; et ainsi de toutes les autres.
biais Le bienfait des bienfaits, s'il est permis de le dire, c'est que la gnflu e attire Dieu dans notre àme; de telle sorte qu'il en fait son séjour, afin de la gouverner de plus près, de la défendre, de la guidai et de L'acheminer à la conquête de la céleste patrie. Il est là comme un roi dans Bon royaume, comme un capitaine au milieu .1.' sun année, (..mine un père au sein de sa famille, comme un maître parmi ses chers disciples, comme un berger veillant à la garde de son troupeau; car là il exerce et remplit simultanément toutes ces fonctions diverses. Or, s'il est vrai, comme on ne saurait en douter, que cette perle précieuse, inestimable gage de tant d'autres biens, est inséparablement unie à la vertu, qui ne regarderait d'un œil d'admiration, qui ne voudrait imiter la prudence de cet habile marchand dont il est parlé dans l'Evangile , Matth. xiu, et qui donna tout ce qu'il possédait pour acquérir cet unique trésor ?