‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 197 sur 383 · CINQUIÈME PARTIE, SECTION III, CHAPITRE XIII. 32 i · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE, SECTION III, CHAPITRE XIII. 32 i

l'humanité et la divinité du Sauveur, la divinité afin qu'il put nous guérir, l'humanité afin que nous eussions en lui un modèle parfait de notre vie. « Si le Christ n'eût pas été Dieu, dit le pape saint Léon, il n'aurait pas pu nous guérir ; s'il n'eût pas été homme, nous n'aurions pas pu l'imiter. » Serai. 1 de Nat. Dom.

La passion sacrée du Sauveur était encore un moyen tout-àfait propre à encourager et à fortifier les martyrs. Le -Sauveur n'ignorait pas, en effet, combien de sang les martyrs devaient répandre pour fonder son Eglise ; il savait combien l'exemple de sa résignation, dans les douleurs atroces de sa passion, était propre à les éclairer et à les fortifier, et c'est pourquoi il voulut que ses souffrances fussent les plus vives possibles, afin que ses martyrs en fussent d'autant plus courageux et mieux éclairés. Nous avons déjà parlé de ces choses au chapitre sixième de ce traité.

En dehors de ces convenances, ce mystère en contient une foule d'autres, car tous les fruits de l'arbre de la croix, dont il va être question dans les chapitres qui vont suivre jusqu'au chapitre dix-septième, sont des convenances de ce mystère. Le Sauveur, en souffrant, devait nous accorder tous les bienfaits que nous allons énumérer dans ces quatre chapitres. Pris en lui-même, chacun de ces fruits est à la fois une convenance de ce mystère et un aide puissant pour la vertu. Mais là ne se résument pas tous les fruits si suaves de cet arbre de vie ; car, selon l'admirable parole de saint Thomas : « Plus on méditera ce mystère, plus on y découvrira d'avantages et de convenances. »

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