‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 201 sur 383 · CINQUIÈME PARTIE, SECTION III, CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE, SECTION III, CHAPITRE XIV

travaux et de longues années d'études, arrivaient à se faire une faible idée de Dieu qui n'était même pas sans mélange d'erreurs ; par le mystère de la croix, au contraire , une pauvre femme de village, sans recherches et sans travail, arrive à connaître Dieu et tout ce qui regarde notre salut, avec la certitude de ne pas se tromper.

Voilà comment le mystère de la croix guérit parfaitement la cécité de notre intelligence ! Connaître Dieu et ce qui se rapporte à lui, c'est pour elle l'état de nature et de force ; or nous l'avons vu, et les exemples précédents nous l'ont suffisamment montré, ce mystère la conduit à cet état par une voie facile et parfaite. Et c'est ainsi que l'éclat si vif du sang de Jésus-Christ éclaire les yeux de notre entendement et les guérit de leur faiblesse eu les délivrant de l'aveuglement et des erreurs du monde.

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