‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 213 sur 383 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Conclusion de tout ce qui a été dit dans ce troisième traité.

Montrons maintenant la suite des matières de ce troisième traité. Nous avons dit, en commençant, que notre Seigneur pouvait guérir l'homme d'une foule de manières, mais que, regardant moius à son pouvoir qu'à sa sagesse, il choisit, pour le racheter, la voie de la croix, comme étant plus en rapport avec sa gloire et avec les besoins de l'homme. Nous nous sommes appliqués jusqu'ici à prouver cette dernière vérité ; revenons-y pour conclure, et repassons rapidement et point par point ce que nous venons d'exposer.

En ce qui touche à la gloire de Dieu, une réconciliation était indispensable, entre Dieu et l'homme, depuis que le péché commun avait attiré sur nous tout le poids de son inimitié. Qui pouvait opérer cette réconciliation mieux que le Fils de Dieu, infiniment aimé de son Père éternel? Et s'il était nécessaire de satisfaire envers la majesté divine offensée par l'orgueil et la désobéissance du premier homme, quelle satisfaction plus entière pouvait lui être offerte que l'humilité et l'obéissance de Celui qui était tout à la fois Dieu et homme ? Si l'homme, en effet, pour ce qui le regarde, a cessé de rendre à Dieu le respect et la soumission qui lui sont dus, le Christ, par son humilité et son obéissance, lui a rendu plus que l'homme ne lui avait ravi. Concluons donc avec l'Apôtre, « que les biens qui nous ont été donnés par le Christ surpassent, les maux qui nous ont été communiqués par Adam. » liotn. v, 15. La preuve, c'est la multitude de saints qu'il y a eu dans le monde, et la grandeur des bienfaits qui leur ont été accordés. Si nous n'éprouvons pas les mêmes faveurs, ce n'est pas que la main de Dieu soit plus fermée sur nous que sur eux, c'est uniquement que nous nous disposons moins à les bien recevoir. En dehors de là, supposé un grand sacrifice nécessaire pour ttpafcSW

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