‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 226 sur 383 · CINQUIÈME PARTIE, SECTION 111, CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE, SECTION 111, CHAPITRE XX

bonheur, les trois plus excellentes choses de cette vie, il ne pouvait venir qu'en s'unissant les trois vertus d'humilité, de pauvreté et de mortification. Ah! je ne m'étonne pas que les hommes charnels n'entendent pas cette philosophie, car, selon le langage de l'Apôtre : « L'homme animal ne perçoit pas les choses qui sont de l'esprit de Dieu. » I Cor. n, 14. Mais aussi, ils se trompaient étrangement ceux qui attendaient un Messie riche et puissant, et qui se le représentaient comme un autre Alexandre, comme un nouveau César, entouré de vaillants capitaines et volant à la conquête du monde par le fer et le sang ! Eh quoi ! y aurait-il rien eu de plus indigne du Créateur et de l'âme des hommes, faite à son image, que de venir exciter les unes contre les autres ses propres créatures dans d'horribles massacres? Oh! qu'il était plus digne de sa gloire et de sa bonté de sanctifier les hommes, de les rendre heureux, de les délivrer de la tyrannie des démons et du péché, que de faire couler leur sang!

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