‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 260 sur 383 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Comment les péchés ont été cause que le royaume du Christ s'est amoindri.

Nous avons à répondre à une autre objection sur l'empire du Christ, que les écrits des prophètes étendent jusqu'aux limites du monde, Ps. n, 8; lxxi, 8; Isa. lx, et que nous voyons si amoindri et si diminué. On répond à cela par un exemple semblable, à savoir, qu'il ne peut y avoir une plus grande multiplication de postérité que celle que Dieu promit au patriarche Abraham, et qu'il compara une première fois aux étoiles, Gen. xxii, 17; puis à la poussière de la terre , puis enfin aux sables de la mer.

II Reg. xvn, il. Or, Dieu accomplit admirablement cette promesse au temps de David et de Salomon, car il y est écrit que les enfants d'Israël se multiplieront comme les sables de la mer.

III Reg. iv, 20. Mais lorsque les péchés s'accrurent, les hommes diminuèrent, comme l'avait prédit Moïse en disant que s'ils transgressaient la loi de Dieu, ils seraient châtiés par des maladies et des fléaux jusqu'au dernier; et que ceux-là qui s'étaient multipliés comme les étoiles du ciel seraient réduits à un bien petit nombre. Deut. xxvm, 61, 62. Le même témoignage fut rendu par ces trois jeunes gens que Nabuchodonosor fit jeter dans une fournaise ardente, et qui, étant au milieu des flammes, priaient Dieu pour son peuple en lui disant qu'il avait promis au patriarche Abraham de multiplier ses enfants comme les étoiles du ciel et comme le sable des rivages de la mer, et que néanmoins ils étaient diminués et décimés plus que toutes les autres nations, abattus et humiliés par leurs péchés, Dan. m, 36, 37. Et cette diminution en arriva au point qu'à peine ceux qui s'en revinrent de la captivité de Babylone pour rebâtir le temple de Jérusalem, étaient au nombre de cinquante mille, l Esdr. n. Nous voyons

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