CHAPITRE IV
Il n'y a dans le monde qu'un seul Dieu, un seul souverain Maître, et il ne saurait y en avoir plusieurs; il faut nécessairement qu'il y ait une vraie religioîi par laquelle il soit servi et honoré.
A la suite des notions préalables que nous avons données, commencera l'instruction religieuse proprement dite ; le prêtre chargé d'un tel enseignement pourra, s'il le juge à propos, se conformer à l'ordre suivi dans notre sommaire, en y puisant ce qu'il regardera comme plus propre à son dessein, ainsi que nous allons l'indiquer. Et d'abord il proposera au catéchumène les trois sentences ou vérités que voici :
La première est qu'en ce monde il y a un Monarque suprême, un souverain Maître, qui est Dieu; et Dieu est l'être le plus élevé, le plus parfait que l'entendement humain puisse concevoir, comme nous l'avons dit dans le précédent chapitre. Cela se démontre par les arguments exposés au commencement du premier traité de notre sommaire , parmi lesquels le catéchiste choisira ceux qui lui paraîtront les mieux appropriés à l'intelligence de son disciple. Il est vrai que le souverain Maître de l'univers ne saurait être vu des yeux du corps; mais il n'en est