CHAPITRE VII
les fidèles, c'est l'Extrêrne-Onction, et celui-là n'est administré qu'en danger de mort et comme sur les extrêmes confins de la vie. Il a pour effet d'effacer les dernières traces que les péchés de la vie passée peuvent avoir laissées dans notre àme, afin que celle-ci, quand elle quitte la terre, aille se présenter plus pure au tribunal de Dieu.
Les deux autres sacrements, l'Ordre et le Mariage, ne regardent pas tous les chrétiens, avons-nous dit ; ils dépendent de la vocation de chacun et de l'état qu'on veut embrasser dans l'Eglise. Les deux états auxquels ils se rapportent ayant leurs charges spirituelles et leurs obligations que l'homme ne saurait entièrement remplir sans un secours spécial de la grâce divine, la Providence a voulu, toujours selon l'admirable économie de son infinie sagesse, que ces deux sacrements fussent établis pour que tous les fidèles, chacun dans son état, eussent cette grâce spéciale dont ils ont besoin.
C'est assez de cette exposition sommaire pour notre but actuel. Les ministres de la doctrine pourront tirer le reste de leur propre fond, dans une matière aussi généralement connue; et, si l'on désire consulter notre Sommaire, la nécessité des sacrements et leurs effets y sont exposés dans le deuxième Traité, sous ce titre : Septième excellence de la religion chrétienne; les Sacrements. Quant à celui de l'Eucharistie, il se trouve plus longuement développé à la fin du quatrième Traité. Nous nous contentons d'y renvoyer le lecteur.