‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 312 sur 383 · LIVRE PREMIER, CHAPITRE IV. SW · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAPITRE IV. SW

voyons dans l'Ecriture où il est appelé tour à tour le Très-Haut, le grand Protecteur, le Défenseur, la Vie, la Lumière, la Miséricorde, le Miséricordieux, etc.

Or, quand nous parlons du vrai Dieu ou quand nous pensons à lui, ayons toujours sous les yeux un esprit pur, une substance éternelle, bonne, infiniment puissante et intelligente, sans principe et sans fin, invisible, incorporelle, immense, incompréhensible, toute simple, ineffable, immobile, immuable, présente en tous lieux, premier principe de toutes choses, duquel tout ce qui a été fait tient l'existence et la conservation, et au-dessus duquel on ne saurait rien concevoir de plus grand, de meilleur et de plus parfait. Tel est l'esprit, telle est la substance que nous devons avoir devant l'esprit quand nous parlons de Dieu ou que nous pensons à lui. Ne cherchons pas néanmoins à sonder les secrets de cette substance; ce serait une grande présomption et une impardonnable folie. Ce qui précède suffit pour nous faire comprendre le sens de ces premières paroles du Symbole : Je crois en Dieu.

Expliquons maintenant le premier article du Symbole.

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