‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 324 sur 383 · LIVRE PREMIER, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAPITRE VII

pour une génération charnelle, pour des appétits coupables qu'on aime, qu'on fête, qu'on rassassie, on met sa vie en contradiction avec sa foi, on s'en tient à la confession spéculative des vérités de ce second article, et on n'en tire aucun profit ni aucun avantage.

Mais ce crime devient plus sensible lorsqu'il y a une résistance formelle à l'Esprit-Saint, ce qui a lieu toutes les fois que Dieu nous appelle, sans effet ou par les secrètes inspirations du cœur, ou par la parole de l'Evangile, ou par lès exemples des âmes justes, qu'il nous convie à une nouvelle naissance, à une vie et à des coutumes nouvelles, ou qu'il nous presse de haïr le péché, les appétits sensuels, d'aimer Jésus-Christ, de lui être uni, et d'imiter sa pureté. De même que Jésus-Christ fut pur et saint, parce que sa conception fut l'œuvre de l'Esprit-Saint, de même viendra en nous de la même source cette naissance magnifique et cette pureté de vie ; mais si ses inspirations sont inefficaces et que nous résistions même quand il y a péché contre le Saint-Esprit.

Quelle honte et quelle confusion ne doit pas éprouver l'homme qui, après ces résistances opiniâtres à la voix de Dieu, médite sérieusement cet article du Symbole ! Il y trouve sa propre con damnation, car il confesse de bouche ce qu'il contredit ensuite dans ses œuvres !

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