‹ uvres complètes de Louis de Grenade (volume 5)Chapitre 102 sur 347 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

C AuiplificatioD par les adjoint:;, c'est-à-dire par les circonstances )qui précèdent, qui accompagnent ou qui suivent la chose.

' On amplifiepar les antécédents, c'est-à-dire par les circonstances qui précèdent la chose,!lorsque, non content d'avoir exposé le fait, on entre dans le détail des moyens et des circonstances par lesquelles il est arrivé. Voici l^exemplé que l'on propose de cette règle dans le même Commentaire cité plus haut : « Ce jeune homme pervers et débauché a séduit cette fille, et en a eu un lils ' . » Cette proposition du fait peut s'étendre et s'amplifier de cette manière : « Ce malheureux, charmé de l'extrême beauté de la pauvre fille, brûlait d'une très-violente passion pour elle; et dans l'impatiente ardeur de son amour, il l'a sollicitée par des promesses, afin d'abuser plus facilement de sa simplicité. Il s'est même servi de l'amorce des présents pour la corrompre et pour l'attirer plus fortement à consentir à ses désirs ; et il l'a tellement gagnée par ses pressantes assiduités, qu'elle a enfin cédé à sa passion. Quelque temps après, sa grossesse a commencé à paraître, et elle a enfanté un fils. »

Autre exemple de la même règle : (« Cicéron a prévenu et ruiné les mauvais desseins de Catilina '-. » On peut encore 'étendrelet amplifier cette proposition comme il suit : « Cicéron étant consul, pressentit d'abord par la pénétration et la subtilité de son esprit les pernicieux desseins de la conjuration de Catilina, qui avait

1 Ex eà virgiiiR perdituu ac proUigatuô adolesceus iiliuui sualulit. * Cicero Catilinae couatus oppiessit.

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