LIVRE IV, CHAPITRE H
non à quelque action de vertu particulière, mais à toutes les actions de vertu, en proposant pour récompense la vie éternelle. L'Apôtre s'est servi de cette sorte de péroraison dans son EpHre aux Romains, qu'il finit par un détail abrégé de tous les principes et de tous les devoirs de la piété chrétienne ; et il finit aussi de même son Epître aux Hébreux, et presque toutes les autres par de vives exhortations à difïérenles vertus et à divers devoirs de piété.
11 ne sera pas inutile de représenter aussi quelquefois la gloire des saints et leur félicité dans le royaume de leur Père céleste, afin de terminer par ce mets si délicieux aux saintes âmes, le festin de la doctrine spirituelle. C'est ce que saint Cyprien a fait dans son Traité de la Peste. Or ces deux dernières sortes de péroraisons pourront s'adapter sans peine à toutes sortes de sermons, quelque sujet qu'on y traite, parce qu'on doit toujours réserver à cette dernière partie du discours les traits d'éloquence les plus puissants pour toucher, et les mieux faits pour plaire.
Comme les six parties du discours que nous venons d'expliquer ont principalement lieu dans le genre délibératif pour persuader et dissuader, et que nous allons traiter ce genre dans le chapitre qui suit, nous en parlerons encore plus particulièrement.