‹ uvres complètes de Louis de Grenade (volume 5)Chapitre 54 sur 347 · CHAPITRE YIIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIIl

Des lieux concernant les circonstances des choses et des personnes.

Outre les lieux communs que nous venons de voir, il y a ceux qui se trouvent dans les circonstances des choses et des personnes ; ils se rapportent aux premiers comme conséquences; mais on les traite séparément, parce qu'ils appartiennent à certains genres de questions, dont ils touchent la nature de plus près que ces lieux communs qui ont une bien plus vaste étendue.

Il faut se rappeler ici ce que nous avons dit au commencement de ce second livre, qu'il y a deux sortes de questions où l'éloquence peut s'exercer : les unes, formulées en termes généraux, se posent sans circonstances particulières, et les rhéteurs les appellent indéfinies et universelles, ou thèses j les jiutres, bornées par quelque fait, descendent au détail" des circonstances, des actions et des personnes ; c'est pourquoi elles sont exprimées en des termes et par des noms propres et singuliers;- et les rhéteurs les appellent des questions déterminées et particulières, ou hypothèses J^'W s'agit de traiter, par exemple, de la gravité de l'adultère en général, c'est une question indétinie ou thèse; mais si l'on veut parler de l'énormité de l'adultère de David , c'est une question particulière et déterminée, ou hypothèse. C'est de même -me question de la pre-

- De Doct. <:lv\, lih. IV, cap. m.

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