‹ Œuvres complètes de M. A. de Lamartine (volume 2)Chapitre 38 sur 49 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

On eût dit que la mort avait ferme le livre; Mais sa force à ce coup Favait laissé survivre; £t ce fut, je présume, à peu près vers ce temps Que je fis sa rencontre à la fin d'un printemps. Qu'un premier entretien confondit nos deux âmes, Et que, du premier jour , to us deux nous nous aimâmes. Depuis ce momenMà, jusqu'à ses ebeveux blancs, A sa maison de paix je montais tons les ans.

Elle était à mon cœur une source d'eau bontre Qu'on sait dans les rochers sans la dire à persoume^ Et que dans sa mémoire on réserve avec soin Pour aller, à la soif, la chercher au besoin. Chaque fois que ma vie était un peu fanée, Qu'un chagrin me pesait dans le cours de l'année, Mon instinct près de lui me portant ansâtôt.

Dans un coin de mon cœur mettait toot en dépôt. Pour aller dans son sein le verser à son heure, Et rapporter la paix qui comblait sa demeure! Où trouver maintenant ma pauvre goutte d'eau, Et ce banc sur la route où poser mon fardeau!^

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