A MADAME TASTU
Dans le clocher de mon village Il est un sonore instrument , Que j'écoutais dans mon jeune âge Comme une voix du firmament.
Quand , après une longue absence , Je revenais au toit natal , J'épiais dahs Talr, à dislance , Les doux sons du pieux métal.
Dans sa voix je croyais entendre La voix joyeuse du vallon ; La voix d'une sœur douce et tendre , D'une mère émue à mon nom !
Maintenant quand j'entends encore Ses sourds tintements sur les flots, Chaque coup du battant sonore Me semble jeter des sanglota.