‹ Œuvres complètes de M. A. de Lamartine (volume 5)Chapitre 66 sur 88 · A MADAME TASTU · texte numérisé non relu

A MADAME TASTU

Dans le clocher de mon village Il est un sonore instrument , Que j'écoutais dans mon jeune âge Comme une voix du firmament.

Quand , après une longue absence , Je revenais au toit natal , J'épiais dahs Talr, à dislance , Les doux sons du pieux métal.

Dans sa voix je croyais entendre La voix joyeuse du vallon ; La voix d'une sœur douce et tendre , D'une mère émue à mon nom !

Maintenant quand j'entends encore Ses sourds tintements sur les flots, Chaque coup du battant sonore Me semble jeter des sanglota.

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