‹ Œuvres complètes de M. A. de Lamartine (volume 5)Chapitre 67 sur 88 · LA CLOCHE. U · texte numérisé non relu

LA CLOCHE. U

Pourquoi? Dans la tour isolée C'est le même timbre argenUa ; Le même hymne sur la vallée , Le même sahit au matin !

Ah ! c*est que depuis le baptême La cloche au triste tintement A tant sonné pour ceux que j*aime L'agonie et l'enterrement !

C'est qu'au lieu des jeunes prières Ou du Te Deum triomphant , Il fajt vibrer les froides pierres De ma mère et de mon enfant !

Ainsi quand ta voix si connue Revint hier me visiter, Je crus que du haut de ia nue L'ancienne joie allait chanter.

Mais , hélas ! du divin volume Où tes doux chants m'étaient ouverts Je ne sais quel flot d'amertume Coulait en moi dans chaque vers 1

C'est toujours le même génie , La même âme , instrument humain ; Mais avec la même harmonie , Comme tout pleure sous ta main !

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