SUR LA MORT DE SA FILLE
. Elle avait seize ins !... C'est bien tôt ponr mourir..
LàMAITIlie.
Lorsque le crépuscule abandonnant la terre.
Jette un dernier reflet sur la voûte des cieux, Aux lueurs du flambeau de Taslre du mystère , Seule j'aime à gravir les monts silencieux.
* Cette pièce de vers est extraite d'un recaeil de poésies publiées par mademoiselle Kiise Moreau sous le litre de Rêves d'une jeune fiUe.
3Si A M. A. DE LAMARTINE,
Comme un ange qui vole aux plaines immortelles , Mon âme , recouvrant toute sa pureté , S'élance d*ici-bas, et, déployant ses ailes, Se plonge dans l'immensité.
Là , voguant au travers de ces mondes sans nombre Que n'entrevit jamais un profane mortel , Au temple de Tagneau se glissant comme une ombre, Elle vient sincliner aux pieds de l'Éternel.
Palais du Roi des rois, régions fortunées,
Qu'en songe le poè'te aime à vous parcourir I
Heureux ! H n'entend plus le torrent des années
Qui murmure aux humains : a Vous naissez pour souffrir.»
Digne objet de mes chants , ô vous dont le génie Inventa des accords si magiques, si doux, N'est-ce pas, la douleur du poète est bénie?
Chantre du Tout-Puissant, qui le sait mieux que vous!
Quelle ardeur vous guida vers ces cités antiques Que le Christ arrosa de son sang précieux ; Où de Jérusalem les vallons romantiques Comme un songe d'amour éblouirent vos yeux?
Ah ! sans doute, le soir, dans ces vastes prairies Que baigne le Jourdain avec ses flots dorés , Vous veniez égarer vos saintes rêveries.
Et chanter de David les cantiques sacrés !...