‹ uvres completes de M. de LamartineChapitre 44 sur 48 · Laniproclès · texte numérisé non relu

Laniproclès

2. Il ne s'agit ici que de Xanlippe et de qnelriues autres femmes alliées a la famille de Socrate, et nullement de ses deux é|Hiuscs Xantippe et Myrto.

3. AUiiiion ù un vers d'Hésiode. 'Les fW.xtvrei et les Jours, v, "G".)

LVs^clavc sorlil , cl, ajuès être resté quelque temps, il icvint avec celui ([ui devait donner le poison, qu'il portait tout broyé dans une coupe. Aussitôt que Socrate le vit : Fort bien, mon ami, lui dit-il; mais (pie faut-il que je fasse? car c'est à toi à me l'apprendre.

Pas autre cbose, lui dit cet homme, que de te promener quand tu auras bu, jusqu'à ce que tu sentes tes jambes ajjpesanties, et alors de te coucher sur ton lit; le poison agira de lui-même. El en même temps il lui lendit la coupe. Socrate la prit avec la plus parfaite sécurité, Échécrate, sans aucune émotion, sans changer de couleur ni de visage; mais regardant cet honnne d'un d'il ferme et assuré comme à son ordinaire : Dis-moi , est-il permis de répandre un peu de ce breuvage, pour en faire une libation?

Socrate , lui répondit cet homme , nous n'en l)ro\ons que ce qu'il est nécessaire d'en boire.

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