‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 241 sur 756 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Lbs PRÉCÉDENTS, LE SURINTBNDANT.

( Amélie esta gauche du spectateur, après elle Rodolphe; Henriette et Augusta à rextrêmité droite. )

LE SURINTENDANT , à la caatotiede.

Vous autres , suivez-moi. ( Eotrent qi atre domeali* ques à la livrée du prince ; iU restent au foud da théâtia. Le aurintendant s'aTançant prèa d'Henriette. ) Je VICOS,

ma belle enfant, fidèle aux ordres da prince, vous conduire près de son auguste tante , la princesse Uhique.

TOUS

Qu'entends-je!

LE SURINTENDANT

La voiture est en bas , partons vite*

RODOLPUE.

.Partir!

LE SURINTENDANT, apercevani Rodolphe.

Air de Turenne.

Qtie voit-jel..4 doublement coupable, Vous osez paraître en ces lieui, Sous un déguisement «emblable...

Monsieur, que diraient vos ateui?

RODOLPHE, bag.

Silence !... ne ptriei pas d'eu t.

LES TROIS MAITRESSES

(L^aoïenantilif le ^tê, du théâtre. ) Qti'Ht b'étileHdèat iMint ^ âfi Cimirair», Ils roQgiraiént trop en voyant Ici leur noble descendant Remplir an pareil ministère.

(Entrent plutieafs oovrièrte d'Henriette.)

Hodsieur, Votts oublier que tous êtes mon n^ Teu.

HËNBIÈftE.

Son neyeut loi ! un grand seigneuf !

FINALE

AiB : /{ ne peut t'en défenér» (nu Dieu et la Batadère).

ENSEMBLE

LE SlJfttfttfeîlDANT.

Il n'est plus temps de feindre.

Lui-même est devant vous; Il a raison de craindre Mon trop Juste courrotix.

BODOLt^âÈ.

Il n'est plus tetnps de feindra; Mais calmes eé courl^ut ; Daignes plutôt me plaindre , Car Je n'aime que vous.

AIGUSTA.

Il n'est pins temps do Teindre, Il se livre à leurs coups; De son oncle il doit ci^ittdH»

Le trop Juste courrom*

AlÉftLlË, iiiObtrtat le surintendant* A ses yeux comment Teindre?

S'il se peut, cachons-nous ; Contre moi Je dois craindre Sa haine èl sota cdurroot.

HE!lRlfeftË.

A ce point èaVi* Tèlridrtf Et nous abuser tous !

De mon coeur il doit craindre Le trop juste courroux.

(A Bodolphe. ) De (DQle« les ft^Ms ainsi veut m'ëbniitt !

LE SUBlIVTBIfDANT.

Qie dit-elle ?

HfiNBIBTTB , montrant Augdsta.

A l'instant il était à ses pieds.

AVGUSTA , t'en défendante Qii,moi?

HENBIETTE.

Votis l'avez dit : oui , voire cœur l'adore !

LE SUBINTEXDANTi à Augusta, avec colère. Eh quoi ! perfide !

HËNftiEttE.

(^ontl-int Âmélife. )

OU l ce n'est rieh «nMh«..

Madame aussi.

Lfi SVBINTBNDANT*

Comtesse d'Arezzo , C'est vous que J'aperçois.

TOtJS.

Comtesse d'Arezzo !

HBIiniElTE.

Ab! de sa perfidie encore an U-ail n«ttvt*au :

LE SUBINTENDAtrr, I Augusta.

II n'est plus temps de fdndre , Redoutez mon courroux; Vous avez tout à craindre De mes transports Jaloux.

BODOLPHE.

J'igndrils y gani rien Teindre, Qu'elle Tût prés de nous ; Daignez plutôt me plaindre , Et calmez ce courroux.

AVGUSTA , au surintendant.

Il n'est plus temps de Teindre , Je le préTéra à vous ; Et Je n'ai rien à craindre De vos transports Jaloux.

HENRIETTE , regardant Bodol|ihe.

A ce point 6ser teindre !

Avec des traits si doux !

De mon cœur il doit craindre La haine et le courroux.

AMÉLIE, montrant le surintendant.

Il n'est plus temps de Teindre; Mais, déjouant ses coups.

Ils ne pourront m'attetndre.

Je brave son courroux*

âË5(fiiETTÉ , s'avançant au milieu du théâtre, et s^adressant à Bodolphe.

(a part.) Adieu, tout est fini ! Je n'y pourrai Survivre.

(Haut.) Mais pour me venger d'elle, de lai , d'eux tous, ( Au surintendant. ) Monsieur,Je suis pr^te à vous suivre.

RODOLPHE , s'élançant au-devant d'elle.

Orielî ypensez-votisî

BERRIBTTB.

Laissez-moi, Je vous bais.

BODOLPHS.

Et vous croyez peut-être Qoe Je pourrai soulîrir...

LE SUBINTENDANT, passant aUprës de Rodolphe.

Il le Taut,ou sinon De Vatre liberté , de vos jours Je suis maître. J'en ai l'ordre, et je puis vous conduire en prison; Sachez mériter md clémence.

RODOLPHE

Qui, moi?

AMÉLIE , s'approchant de lui , et bas.

De la prudence.

Modérez-vous, Rien n'est perdu, car Je veille sur vous.

ENSEMBLE

LB SUBINTENDANT, à Henriette.

Vous n'avez rien a craindre De ses transports jaloux ; Rieh ne peut vous atteindre.

Oui , venez, sulvez^nous.

RODOLPHE

Je saurai vous atteindre.

Redoutez mon courroux ; Voils avex tout è craindre De mes transports jaloux.

AUGUSTA

II est prudent de Teindre ; De grâce j taisez'vous;

Car nous avons è craindre Sa haine et son courroux.

AMÉLIE

11 est prudent de feindre.

De grAce , calmex-TOus; Vous n'avei rien à craindre.

Car je suis prés de vous.

HENBIBTTB, au surintendant.

Non Je ne puis contraindre Ma haine et mon courroux ; II n'est plus temps de feindre, El je pars avec vous.

LE CHOEUR

Non , rien ne peut l'atteindre, Ni haine, ni courroux.

Elle n'a rien à craindre, Elle vient avec nous.

( Le luriotendaut offre la main à Henriette , et Temmène avec lui.)

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