SCÈNE IV
Les Précédents; HBNRIBTTB, entrant par b
fond , à droits.
HENRIETTE , tvèa-émiie , A part.
Je ne me trompe pas; c'est lui, je l'ai vn; quelle imprudence l„ (Aperver «nt le pvid^ufi.) Ab I le prince!
LE GRAlfD-DUe.|
Qu'ave^vous donc, ma belle enbnt? la princesse Ulrique, mon auguste tante, est eadiantée de vous avoir près d'elle, et vous, n'êtes-vous pas satisfaite d^ égards dqpt Qn vou^ environne ?
LES TKOW MAlTRBSSEïJ.
HENRIETTE
Ah ! Monseigneur, tout ce mouds emprossé à me complaire, à prévenir mes moindres désirs...
LB GRAND-DUC
Ce sont les seuls moyens que je veuille employer pour vous retenir près de nous ; j^attendrai tout do temps et de mes soins. Est-il ici quelques vœui que vous pniisies former ?
HINRIBTTB*
Je ne veux rien , Monseigneur , rlea pour moi *. mais si j'osais...
LB GRAND-DUC
Eh bien ! je crois vraiment qu^elle n'ose de* maoder. Parlez.
Air : 0 bordi heureux du Gange ( de Là Bayadè&e).
pnBMiER COCPLET.
HENRIETTE
C'est qa'il est une grâce...
LB GRAND-DUC
Quelle est donc celle grûcc ?
HENRl^TTB.
Que je veux implorer.
LE GRAND-DUC
Qu'elle veut implorer?
HENRIETTE, Hais c'est par trop d'audace.
LE OnAND-DUC* Ce n'est p«intde l'audace.
HENRIETTE
Daignez me rassurer.
LE GRAND-DUC
Daignez vous rassurer.
EriSEMBLB.
HENRI ErrE.
A ma frayeur mortelle Je suis prèle à céder.
Une Taveur nouvelle Encore à demander.
LE GRAND-DUC
A vos ordres Qdélo , ^ Chacun doit vous céder ; Et c'est à la plus belle Toujours À comiuaodf r.
DEUXIÈME COUPLET
HENRIETTE
Tout ce que Je désire...
LE 6RAND-DUC
Tout ce qu'elle désire...
HENRIETTE
Le seul vœu de mon cœur...
LE GRAND-DUC
Le seul vœu de son cœur...
HENRIETTE
Je contenf à le dire. .*
LB GRAND-DUG, Elle yeut bieo le dire...
HENRIETTE
A vous seul, Monseigneur.
LE GRAND-DUC
A moi seul... quel bonheur:
( H Tait sigm au Huriuteodaiit de «'éluigoer. )
ElV^EMDLC.
HENRIETTE
A ma frayeur mortelle Je suis prèle à céder.
Une faveur nouvelle Encore à demander !
LE ORAND-DUG.
A vos ordres Adèle , Chacun doit vous céder ; Et c'est à la plus belle Toujours A commander.
LE GRAND-DUC
Eh bien ! donc ?
HENRIETTE
J*al appris (montrant le sunnlmaant) que VOUS
aviez condamné le neveu de monsieur^
Le comte Rodolphe !...
HENRIETTE
Et je voudrais bien qu*il fût libre, qu'il eût sa grâce.
LE GRAND-DUC
Je comprends; c'est son oncle qui, dans sa flerté républicaine et farouche, ne voulant pas demander lui-même, a compté sur votre crédit, et vous a priée,,, allons, coq venez-en.
HBNRIBTTE , baivantlMyeux, et bétiUnt.
Oui, Monseigneur, (a part.) Mon Dieu, je trompe déjà , je fais comiue lui !... mais c'est pour le sauver.
LE GRANQ-DUC, après l'avoir regardée.
C'est biep ; je vois avec plaisir riotérét que wm prenez au surintendant et à sa famille.
Ain du vaudeville de Vottuire chez A'tnoii. Venez, mon cher surintendant, Et saluez mademoiselle Qui se rappelle en ce moment Ce que vous avez fait pour elle.
Je vois qu'elle veut, en ce jour.
Vous prouver sa reconnaissance.
( Il va à la table et signe un papier. )
LE SURINTENDANT
Sa reconnaissance:... à la courl...
Ah ! l'on voit bien qu'elle oommenee.
LE GRAND-DUC , donnant le papier à Henriette.^
J'accorde.
HENRIETTE , loi prenant la main.
Ah ! Monseigneur!...
LE GRAND-DUC , au «urintendaot.
Elle est charmante!... et décidément il faut re« noucer à la comtesse.
LE SURINTENDANT
Je triomphe !
LE GRAND-DUC
Le terrible est de loi annoncer , de lui apprendre moi^éme...
LE SURINTENDANT
Eh bien ! je m'en charge, votre intérêt avant tout.
LE GBAND-DUC.
Soit; DOQS allons arranger cela au conseil Adiea, mon cher comte, je vous estime , Je vous aime.
LB SURINTENDANT
Parbleu ! vous y êtes bien forcé.
Et pourquoi ? sMI vous plaît.
LE SURINTENDANT
Parce que je vous défie de trouver dans tous vos États quelqu^un qui vous aime plus que moi.
LE GRAND-DUC
Il faut vraiment que je sois bien bon pour ne pas me fâcher; mais aujourd'hui, je suis trop heureux. Adieu, belle Henriette, je reviens bientôt. Allons au conseil. ( PMwnt pré» da MirintendaDU)
Adieu, misanthrope.
LE SURINTENDANT, briuquement.
Je suis fait ainsi , la vérité avant tout.