RODOLPHE, HENRIETTE
RODOLPHE
A merveille ! A peine arrivée en ce palais , je vois déjà que vous y coomiandez , que mon oncle lui-même s'empresse de vous obéir* et de rendre hommage à votre crédit.
HENRIETTE
Mon crédit n'est pas tel que vous le croyez, et prolMblement doit peu durer. C'est pour cela que Je me suis hâtée d'en faire usage.
Au ém Sui$$e «m régiment (mosique de madame Ducambge).
PREMIER COUPLET
De ma grandear nouvelle Si Je me sers ici , Cest pour un infldéle Que Je crus mon ami.
De ma grandeur nouvelle Je n'use que pour lui.
Recevez mes adieux, Soyes heureux.
DEUXIÈME COUPLET
Du sort qui le menace Mon coBur avait frémi ; J'ai demandé sa grâoe , Car il fut mon ami...
J'ai demandé sa grâce, Regardez... la voici :
(Lui remettant le papier que le prince lui a donné.) Recevez mes adieux , Soyez heureux.
RODOLPHE f qui ■ pircouru récrit.
Ma grâce , à moi !... et au prix qu'on a pu y mettre, vous croyez que je l'accepterais...
( Il déchire le papier. ) HENRIETTE.
Que faites-vous ?
RODOLPHE
Je repousse des bienfaits indignes de moi , et que vous auriez dû rougir de demander.
HENRIETTE
Et pourquoi ?
• RODOLPHE
C'est que vous ne le pouviez sans trahir vos serments.
HENRIETTE
Et c'est vous qui osez me faire un pareil reproche I Qui de nous deux a commencé ?... Deux maîtresses à la fois 1... et sans me compter encore.
RODOLPHE
Et si vous étiez dans l'erreur ?.., si les inOdélités dont vous m'accusez n'avaient dépendu ni de moi ni de ma volonté?
HENRIETTE
Quoi ! la signora Augusta ?•.•
RODOLPHE
J'ai pu , j'en conviens , penser à elle autrefois.
Et c'est déjà trop.
RODOLPHE
Mais mahitenant, je vous Taueste, ni elle, ni aucune autre n'occupe mon cœur et ma pensée.
HENRIETTE
Ah ! si vous disiez vrai !...