AUGUSTA , RODOLPHE
BODOLPHE.
Et pourquoi aussi me dire cela devant elle ?
AUGUSTA
Est-ce que j'ai besoin de me gêner ? Est-ce que je dois des ménagements à elle , ou à sa nouvelle dignité?... Une petite bégueule qui fait sa fière. G*est bien le moins qu'elle soit malheureuse , qu'elle soufire à son tour; je ne fais pas autre diose , moi I ingrat , qui vous adore toujours. Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit ; J'ai vu Tambassadeur d'Angleterre, qui ne conçoit rien à la comtesse. Indifférente sur sa position , elle ne fait rien pour déjouer les projets de ses ennemis , ou pour renverser sa rivale : il semble que cela ne la regarde pas , et elle se laisse enlever le cœur de son altesse, comme une personne enchantée de donner sa démission.
BODOLPHE.
Si cela lui convient?
AUGUSTA
C'est possible !... mais ça ne convient pas à l'ambassadeur , qui a intérêt à ce qu'eDe reste en place ; et il me supplie d'employer mon infloence sur vous, pour que vous agissiez auprès d'elle, afin qu'elle agisse à son tour ; enfin , c'est m ricochet diplomatique auquel je ne suis pas encore habituée; mais c'est égal, c'est amusant, et U font que vous me promettiez de songer à vos intérétt et à ceux de mon ambassadeur.
BODOLPHE.
Quoi! vous voulez ?...
AUGUSTA
Air ^Yeha.
11 est si bon que, par reeonnalsstMe, Je me sens là, pour lui, du déToûmeiii. Je l'ai juré, du moins , et ma constance...
BODOLPHE.
Votre constance...
AUGUSTA
Eh ! oui , rraiment.
Toujours la même, et d'une douceur d'ange. J'ai toujours fait, dans mes vœux assidus, Mt^mes serments... Ce n'est pas moi qui change,
Ce sont ceux qui les ont reçus.
Dans mes serments ce n'est pas moi qui change. Ce sont ceux qui les ont reçus.
Mais songez aux vôtres; car c'est la comtesse.
(A U comie«M, qui entre par le fond.) Madame, VOilà CC
pauvre jeune homme, qui vous attend avec inpstience; il tremblait que vous ne vinssleei pas; Je voushiisse.
(Elle fait des signes à Bodolpbe pour reocoUiSgef I pirfsr à U comtoise , pois eUe sort.)