MORTON, TOBY
TOBY
Ah! mon Dieu!...
MORTON
Eh bien ! qu'as-tu donc ?
TOBT , hors de lui.
C'est tout ce que je craignais... voilà mes visions qui me reprennent... c'est elle , encore elle. Monsieur Morton, la voiture est en bas... partons, partons bien vite.
NORTON
TOBY
Parce que ma tête n'y résisterait pas... elle me poursuit partout , elle ou son image.
IfOBTON.
Et qui donc ?
TOBY
Celle que j'ai rencontrée dans cette si riche voilure... Et puis après... le soir, resplendissante de lumières, dans un nuage... elle était là... je l'ai vue... elle vient de sortir...
Il ORTON , d*une voix altérée.
Georgina?
TOBY
Non, c'est Catherine.
MORTONf
Cptl^erine? ,
TOBY
Je l'ai bien reconnue , cet air si doux et si taidre... ces yeux fixés sur les vôtres... c'est conune cela qu'elle me regardait, quand je croyais à ses serments.
NORTON
Ses serments! tu en as reçu d'elle...
Sans doute.
NORTON
Et elle allait en épouser un autre !
TOBY
En épouser un autre!... cela ne se peut pas, monsieur Morton; cela ne se peut pas, j*ai sa parole... j'irai trouver celui qu^elle époose... nous irons ensemble... vous lui raconterez tout; vous lui direz que , sH a de llionneur, de la probité , sll n'est pas un méchant , il ne doit pas être complice d*un tel parjure.
; NORTON
Il suffit; tes droits sont sacrés, et qui que tn sois, mes principes m*ont appris que manquera un serment, ou aider à le trahir, est d'un malhonnête honune. (a part) Et cela ne m'arrivera jamais , dût mon bonheur en dépendre I
TOBY
Voilà ce qu'il faut lui dire.
NOETON.
C'est bien, je lui dirai...
TOBY
Ah ! que vous êtes bon !