‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 292 sur 756 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les Précédents ; DARSIE , entrant par k food; a

tient ane boite à pistoleto qn*il dépote tur la table. DARSIE.

Quaker... j'ai à te parier.

NORTON, à Toby.

Laisse-nous.

TOBY , en i*en aUant.

Je vais tâcher de la revoir, si €*est possible...

( Il entre chea Georgina.) NORTON, à Darde.

Que me veux-tu?

DARSIE.

Je reçois à l'instant une lettre de miss Georgina.

NORTON

Que m'importe?

DARSIE , arec chaleur.

Cela m'importe à moi, car elle renonce à ma main; elle refuse d'épouser un lord, un marquis* un pair d'Angleterre. Pourquoi? parce quVile prétend qu'elle vous aime, qu'elle vous adore;

LE QUAKER ET LA DANSEUSE

que Testime, la reconnaissance, ramoor... les phrases d^usage...

MORTON, avec joie.

11 serait vrai... tu en es bien sûr?

DiiiSIE.

Vous ne Tétiez pas?

NORTON

Non vraiment

DABSIE , à paru

Et c'est moi qui le lui apprends !••• il ne manquait plus que cela.

NORTON, à paru

Ah ! qu'il en coûte pour être d'accord avec soi* même!

DABSIE , a^approchant de lui.

Vous comprenez alors ce que je viens vous demander... Je crois me connaître en mystifications, et c'en est une... Je la trouverais excellente, si c'était moi qui l'eusse faite ; mais il ne me plaît pas d'en être l'objet... et ce sera l'affaire d^me minute , le temps de nous couper la gorge , ou de nous brûler la cervelle , à votre choix.

MORTON

Fi! ami

DABSIE.

Gomment, fi! qu'est-ce qu'on peut trouver de mieux dans ce genre-là? il me semble que c'est très-confortable. J'ai là mes pistolets tout chargés... rien n'y manque , marchons !

IIORTON , avec uo mociTemeot qu*il réprime k rinstant.

Ami , je ne peux me battre.

DABSIE.

Qu'est-ce à dire ? vous ne pouvez vous battre ?

MOBTON.

Non , ami, un quaker ne se bat jamais.

DABSIE , allant prendre lea pistolets.

Alors un quaker ne doit pas plaire à la femme que j'aime... je ne connais que ça, moL.. Vous TOUS battrez.

MORTON

Je ne me battrai pas.

DABSIE.

Vous vous battrez... ou je vous proclamerai le plus grand poltron de la terre.

MOBTON, à part.

Ah ! Seymour !... Seymour I... ( n prend u main

de Darne qa*il aecooe violemmenU Daraie fait une grimace

de dooiear. ) Ami, crols-moi , il faut plus de courage pour supporter que pour se venger... Tiens , je donnerais tout ce que je possède pour avoir d'autres princlpes,seulement pendant dix minutes, et pouvoir te châtier à mon aise... mais vrai , je ne le puis..

DABSIE.

Monsieur...

MOBTON , prenant un des pistolets que tient Darsie.

Et afin que tu m'en saches quelque gré...»

viens. (L*entralnant près de la porte à droite.) Vois-tU

là-bas, dans la cour, à trente pas d'ici, ce frêle arbuste, dans une caisse? (u Ure par u fenêtre, et jette le pistolet.) Regarde-le maintenant.

DABSIE , près de la fenêtre , et regaidanU

0 ciel! il est brisé!

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