VARIN VILLE, SAINT-YVES
SAINT-YVES
Victoire î te voilà avec un frère et un oncle reconnus; c*est déjà fort gentil.
VABINVILLE.
Oui; mais ces antres parents qne j*ai eu Fimprudence de leur promettre.
SAI?IT-YVES
Ils vont arriver.
VABINV|LLB«
Ensepible?
SAINT-YVSS
Pei^t-étre bien.
VAMNVII.LB.
Et comment?
SAINT-YVES
Ne suis-Je pas là ? A présent que m voilà lancé.
VABINVIliliB.
Âi% eh» Bçt de tkur$, YpensesHu?
SAINT-YVES
J*y sulTirai , j'espère ; Sans hésiter, mon cher, je les ferai.
VARINVILLB.
Un ou deux, bien... mais la famille entière!
SAINT-YVES Pour te servir, je mt multiplierai.
Sur moi que ton espoir se Tonde.
VABINVILLE«
Qaoi I vip^t parents, à toi seul?
SAINT-YVES
Vrajfnentoui, Depuis longtemps on a dit qu'un ami Valait tous les parents du monde.
YABINVIULE.
Tais-toi. Je crois entendre matante Judith, la prude.
Ta tante Judith ! la prude !
VABINVILLE.
Oui, celle qui fait de la morale , qui tient aux bienséances, et qui nejoiie point de proverbes.
SAINT-YVES
Elle joue peut-être autre chose.
VABINVILLE*
Je te préviens que celle-là m se payera poi^t
de tes improvisations.
iSaiok'Yves retourne ta perruque, boutonna «on balût, et
preud un air modeste et compaïaé, ) VABINVILLE, qui pendant ce temps a regardé venir Juditli. La voilà, Saint-Yves... (Étonné, et regardant autour de lui. ) Kb bien I où est-il donc?
SAINT-YVES , dVn ton doux.
Près de vous, mon frère.