SCÈNE IV
SGRIMAZZI , leol.
Elles sont charmantes toutes deux. Bonne affaire pour moi , avec cela que j*ai besoin d'argent. Madame Sgrimaxzi, ma femme, est si coquette , que tous mes vers , môme les plus beaux, ceux qu'on me paye le plus cher, ce dernier sonnet sur la tendresse conjugale, tout ça y a passé , pour lui acheter un chapeau neuf à roses pompons , avec lequel je Fai rencontrée hier donnant le bras à cet officier-payeur de la 3!2* demi-brigade ; il n'y a pas de mal , je le sais, mais cela vous met en tête des idées biscornues qu'il ne faut pas avoir quand on a, comme moi, aujourd'hui , un chant d'hy menée à improviser. Voyons im peu dans le tiroir de l'byménée, s'il y aurait quelque chose de neuf...
M 0 byinen ! ù hyménée!
» Diea charmant qui présides aux pompes nuptiales , » Où vas-tu , le front ceint de roses virginales? »
C'est joli...
« Où vas-tu , le front ceint de roses virginales? »»
J'ai déjà dit cela deux ou trois fois; mais c'est égal , ces roses-là pourront encore servir.
(Frédéric entre par la porte du fond, introduit par un domestique. )