SCÈNE y
HÉLÈNE , SGHULTZ.
SCHULTZ , saluant.
Mademoiselle Miller !••• j'étais sûr de la trouver
HÉLÈNE
Et pourquoi , monsieur le docteur?
SCHULTZ
Je venais de voir dans l'antichambre la vieille CatherUie, votre gouvernante, qui attend que la leçon soit finie , leçon qui doit bien vouf^ ennuyer.
HÉLÈNE
Pouvez-vous dire cek, vous qui connaissez M. Reynolds!... Quand un instant il oublie ses livres, et souvent il veut bien les oublier pour moi, il est impossible d'avou* une conversation plus aimable, plus attachante... Je l'écouterais parler la journée entière.
SCHULTZ
Je crois bien; je l'ai vu autrefois prévenant, attentif, galant même...
HÉLÈNE
C'est vrai ; il l'est beaucoup, et sans s'en douter.
SCHDLTZ.
Mais dès qu'un manuscrit, un bouquin ou une médaille ont frappé ses yeux, ce n'est plus le
même homme, il est dans un autre siède. Mais où est-il donc en ce moment ?
HÉLÈNE
Il est là , à chercher un Cicéron.
SCHULTZ
Vraiment!... comme c'est aimable !... oublier, pour l'amour de l'antiquité , une jeune et jolie personne qui est chez lui.
HÉLÈNE
Tenez, tenez, le voilà , monsieur le docteur. Adieu, je vous laisse.
SCHULTZ , la retenant.
Air : Je ne veux pat qu'on me prenne. Pourquoi donc? plus que toute autre Votre présence lui platt.
Il préférera la vôtre.
SCHULTZ, souriant.
Je ne crois pas.
HÉLÈNE
Oh! si fait.
SCHULTZ
Vous,5on élève... il vous aime.
HÉLÈNE
Moins que vous... je m'en souviens, Vous me le disiez vous-même, 11 aime mieux les anciens.
Adieu, monsieur le docteur.
(EDe tort.)