‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 391 sur 756 · REYNOLDS, FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

REYNOLDS, FRÉDÉRIC

FRÉDÊaiC.

Il me tardait, Monsieur, que nous fussions seuls.

RBTIfOLDS.

Et moi auiti, plus Je suis seul, et plus cela tne conyient.

FBÉDÉBIC , tèobemeiit

Je ne tous tiendrai pas longtemps, cinq minutes

seulement. (Beynoldi Ure la montre.) VOUS aUCE VOUS

marier?

REYHOLDS.

Oui , Monsieur^ mon docteur le veut.

FRÉDÉRIC

Vous épouseï la nièce de M. de Wurtibourg ?

REYNOLDS

C'est le docteur qui s'est mêlé de cela.

FRÉDÉRIC

Et moi , Monsieur, Je vous conseille de ne point passer outre.

REYNOLDS

Je vous remercie bien de vos conseils. Mais Vous me parlez là de mon mariage, Je croyais que VOUÀ aviezà me parier de mon loyer.

FRÉDÉRIC, arec impatience.

Ah! Monsieur...

REYNOLDS, regardant toujours & sa montre.

Après cela , vous m'avez demandé cinq minutée, et que nous les employions à parler de cela ou d'autres choses, cela revient au même.

FRÉDÉRIC

Non , Monsieur, c'est bien différent; car vous saurez que J'aime celle qu'on vous destine , qiie J'ai même Fagrément de sa tante, qui me distingue particulièrement.

REYNOLDS

C'est possible !... voyez le docteur; moi, cela ne me regarde pas.

C'est selon ; car, s'il faut vous le dire , j'ai quelques raisons de croire que Je ne suis pas indifférent à la Jeune personne.

REYNOLDS

Monsieur, ce sont là des détails de ménage; voyez le docteur, moi , Je n'ai pas le temps, et Je n'ose pas vous dire que les cinq minutes...

Eh bien l Mohsieur, puisqu'il en est ainA, je n'ai plus qu'un mot à von dire. (LtiiietriiitUBuiii.1 Nous nous reverronSk

REYNOLDS, ateceandeor»

Je ne demande pas mieux , quoique vous ayet eu tort de Jeter par terre mon Tadte*

FRÉDÉMC.

Je viendrai id , demain , avec un ami.

RBYlfOLDS.

Id , àvecim and ? je Ttras avouerai qufl cela ne gênera m peu.

FRÉDÉRIC

Préfére»>vonsque nous vous attendiont?

UBYNOLDS.

Cela me convient mieux.

FRÉDÉRIC^ le saluent.

A VOS ordres ; vbid ttod adresse.

(Diort.) REYNOLDS^ toatlaantj Vous êtes trop bon. ( HinU portant les affaires de Reynolds qui se promène , pendant que Hanta le suit et loi

présente ses vêtements.) Et Certainement, dès que je le pourrai... et ù J'y pense, j'irai voir ce Jeune homme.

fiÀNTA, losdiraAt.

Monsletir... voilà...

REYNOLDS, de même.

n est mieux que Je ne croyais ; etst ce n^est qu'il a les mouvements trop brusques...

(U retoomeprendre sa pliUM.) HàNTE, k iûiTaiil toujont.

Mais, MonMeur...

SCÈNB XL

LesPrêgédents, SCHULTZ.

SCHtLTZ.

Eh bien t partons-nous? sommes-nois prêts? Comment! sa toilette même n'est pas commencée?...

ttANTZ.

Vous voyez; j'attende que monsieur veuille s'y t>rêter un p&t.

SCHULTZ

Eh ! parbleu ! si tu le consultes, nous n'en fini-

rdttô Jajttals. (tirant lleyholâs par le bfas.) ÂllOUS, mon

cher ami , allons, il faut ilous hâter.

(HanU lui 6te sa redingotti* pois Sehults le taitasseoir dans le faotenil. Reynolds» tenant toujonresaplnmeet un papier, se prêta IleuHsoins* Il s'assied : pendant ce tempa, Hanis lui ôte ses souUers, et lui met ses bas de soie, qu'il attache I sa culotte courte.)

SCHULTZ, qui s'est assis aoprèe de la table, caoMnt arec lui.

Vous avez terminé avec ce Jeune homme?

LE SAVANt.

BBTN0LD6 f éerif tnl toujoon tar ton genoo ou sur le doi de Hanti, qui arrange ta chaïuiore.

Ahl oui, il faudra que vous loi parliez... Je n*ai pas trop compris; aussi, je lui ai dit de s*entendre avec yous... Son adresse est là sur cette table.

SCHULTZ, liiant«

« Frédéric Stop, sous-lieutenant an régiment » de rarchiduc Charles. » Est-il possible !... Cest le fils de Yotre ancien professeur.*.

REYNOLDS

Du vieux père Daniel Stop, qui m*a appris musa, Umvm?

SCeULTB»

Et c*est à lui qi^ont été remis sans doute les 20,000 florins; car on m*a assuré que le fils du professeur était militaire , et justement dans ce régiment-là*

RETNOLDSi

Son fils ! je ne m*en serais jamais douté... Dieu veille sur son bonheur! car 11 avait un honnête homme de père, un savant latihiste ; et je me souviens qu'autrefois, en troisième» 4.

( On entend m dehdn tin bhiit de tambovr dtna le lointain.)

Encore ce maudit tambour* ( ii ae lève tiTement) Il a juré de me poursuivre.

SGHtLTZ.

Vous avec raison ; il n'y a pas moyen de rester à la ville. Dépéchons-nous, ca^ nous avons six lieues à faire, et il est midi.

( Le tamboar^ qui était loin, s*approèbb de ploa en plus, et Beynolda redouble set crbpatioBa nerreuaei ; il jette ta plume et ae promène avec cdère. Hanta et le docteur raident & paaMr son habit.)

FINAL

ENtBllBLB.

Air : BBtêpîan, rëiùplên (de midame Malibkan ). RKT!I0L1>8« Ce tambour Me met éû fullé , Rataplan , rataplan !

Il est toujours, rataplan,

A kna poursuild , Rataplan , plan , plan , plan...

11 me déchire le tympan Avec son maudit roulement.

Son roulement, R r r t* r rataplan , plan , plan , plan.

SCHULTietHANtS. Rataplan , ee brait TirrHe 4 Rataplan, rataplan...

Et va soudain, rataplan...

Hâter sa fuite,

Rataplan, plan , plan « plail.

Dépéchons, partons à l'instant.

Dépêchons, on nous attend ,

On nous attend , on nous attend ,

R r r r r rataplan , plan , plan , plaii.

SCHULTl.

A partir que l'on s'apprête.

REYNOLDS

Ne faudrait-il pas avant M'occuper de ma toilette?

SCHtJLTZ.

Elle est faite.

REYNOLDS, ae regardant.

Est-ce étonnant!

HANTZ

Mon pauvre maître, quel présage !

Ainsi , je m'en doute bien , Tout se Fra dans son ménage , Et sans qu'il y soit pour rien.

REPRISE DE l'ensemble.

REYNOLDS

Ce tambour me met en fuite, Rataplan , etc., etc., etc.

SCHULTZ et HANT2.

Rataplan, ce bruit l'irrite , Rataplan , etc., etc., etc.

( Ils sortent tous trois.)

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