CLARISSE, ARMAND
( Après un instant de silence. ) ARMAND , allant auprès de Clarisse et avdc ea^Mirrss.
En vérité , ma chère Clarisse , je ne sais comment vous remercier de la glorieuse conqaéte que vous m'avez sacrifiée...
CLARISSE
Cela vous étonne!...
ARMAND
Non , sans doute !
CLARISSE, se levant, I part.
Et ce billet qu'elle va lui remettre , et qui va le désespérer, l'éloigner peut-être!...
Car enfin , en échange des titres et du rang que vous refusez pour moi , je ne puis vous offi*ir que le nom et la fortune bien modeste d'un l^anquier: aussi me voilà maintenant obligé d'honneor à reconnaître une telle générosité.
CLARISSE , avec séckeresse.
Par de l'ingratitude , peut-être ; caf tout à l'heure, déjà, cette fille dont vous parliez aiec un feu, un enthousiasme toutà foit inconvenant, devant votre mère et devant moi..*
ARMAND
Une plaisanterie innocente, à laquelle je n'attache aucune importance.
CLARISSE , avec dépit.
Une plaisanterie!... une plaisanterie 'umcente... qui vous fait escalader des croisées, et poursuivre à travers le parc une femme qoe vous ne connaissez pas... mais peu importe I c'est une femme !... et les hommes s'inquiètent si peu de la délicatesse et des convenances... C'est covne rautre jour, lorsque je vous ai vu rire et plaisanter avec la fille du jardinier...
ARMAND
Geneviève!...
CLARISSE
Ah! fi ! Monsieur... c'est si mauvais genre!... si mauvais ton !... si négociant !...
ARMAND
Clarisse ! y pensez-vous ?
Oui, Monsieur, et parce que jusqu'ici j'ai ^ le courage de me taire , croyez-vous que je ^^ aveugle ou indifiérente sur tout ce gw cboqB« mes yeux ?...
ARMAND
Eh ! qui peut donc les olesser?...
CLARISSE
Tout ce qui m'environne !... esl-il donc si ïli^*^' rile de vuii* que, malgré son amitié appaiïmh?.
TOUJOURS
votre mère ne m*aiine point, qae c'est par grâce , et malgré elle, qu'elle me nomme sa tille, et qu'en attendant, et pour satisfaire je ne sais quel caprice, elle nous fait périr de tristesse et d'ennui dans ce château ?
ARMAND
Pas on mot de plus contre ma mère»., je ne Boprraisrcnteadre.
CLARISSE
A merveille ! vous le voyez déjà... son nom seul jette entre nous la désunion e( la discorde ; cela ne peut pas rester ainsi ; vous choisirez f ntre nous deù\, vous renoncerez ou à elle où à
ARMAND
Et c'est vous qui prétendez m's^oiec t yous qui exigez un pareil sacriGce l...
GtARlSSB.
Et vous pourriez hésiter après tous ceux qneje votis ai faits , quan^ Je refuse pour vo^s un rang, m titre , des dignités I
ARMAND
Prenez gs^rde ! car si vous me les reprochez epcore, je ne vous eu saurai plus aucun gré...
GtABlSSE.
J'avais donc raison de vous dire que l'inix^titude...
ARMAND
Je i^e ^al^ de qael côté ell^ est...
CLARISSE
C'en est trop, et après une pareille offense, il iaudrait avoii* bien peu de iierté...
ARMAND
Clarisse, écoutez-moi, de grâce...
CLARISSE
Non, Monsieur... non, laissez-moi, je vous défends de me suivre et de me parler...
( ttUe aort par U porte à droite. )