SCÈNE XVIIL
Les Précédents, DUBOIS, TOINON, et toutes les Jeunes Filles.
DUBOIS, entrAt par la droite avec toutes les jeunes filles.
Il y a , Monseigneur , que le souper est servi , et que tous vos amis vous attendent.
TOINON
Des seigneurs bien aimables.
DUBOIS
Avecqni ces demoiselles ont déjà fait connaissance, car il n'y a pas d'incognito. Quant aui affaires, n'y pensez plus: demain, tout sera terminé; il ne reste plus à prononcer que sur monsieur.
( Montrant d*Aubigny. ) LB RÉGENT.
A qui j'ai rendu la liberté.
D*AUBIGNY
Moi, Monseigneur, qui ai conspiré contre vous, et qui, coupable d'un crime dont vous avez les preuves...
LE RÉGENT, déchirant la lettre de d*Aubigny.
Je n'en ai plus ; vous êtes innocent, partez tous deux.
DUBOIS
Y pensez- vous?
LE RÉGENT
Il nous quitte; il s'éloigne avec mademoiselle.
TOINON, à Dubois.
Gomment! elle revient à l'autre!
DUBOIS
£Ue ne sera pas du souper.
TOINON, à part.
Est-elle béte!
LE RÉGENT
Pauvre Babet ! celle-là seule m'aimait
Oa'est-ce que cela? Un soupir! je vous dénonce à ces messieurs, à tous les roués de la cour, et nous allons rire.
LE RÉGENT, s*efforçant à rire.
As-tu perdu la tête ! et me crois-tu capable ?... ( Aux jeunes fiUes. ) AUous , Mesdemoiselles, allons, l'abbé, à table; je veux griser un prince de l'Église... une orgie, des chansons, du Champagne, du bruit, cela étourdit
DUBOIS
A la bonne heure ; je le reconnais.
TOINON , à Dubois.
£t moi , que vous deviez épouser ?
DUBOIS
Impossible, ma petite, je vais être cardinal
CHOBUR , dans la coulisse.
Air de la TenkUUm, Qu'en ce Ifeu la folie Au plaisir nous conrie.
Qu'ici chacun oublie Les grandeurs et la cour; £t que jusqu'à Taurore, Ce nectar que j'adore Prés de nous fixe encore Les plaisirs et l'amour.
(Le régent, DuboU et les jeunes filles sortent par la porte à droite. Babet, appuyée tur le bras de d^Aubigny , sort arec lui par le fond. )
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LE LORGNON
Reprëseatée pour U première fois, à Paris, sur le théâtre da Gymnase dramatique,
le 21 décembre 1833.
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Alcée de WELIBACK, baron allemand.
REVNOLDS, son ami.
ALIX, sœur de Reynolds.
CHRISTIAN, i .„t«H»AinA« HENRI, ^ amIsdAIcée.
Le comtb ALBERT, seiRnear étnmger.
BIRMAN , intendini d'Aloée.
MINA, 611e de Birman.
Jeunes Gens, amis d'Alcée et de Rejnolds.
PlQDECRS BT DOMESTIQUES d'AIcéO.
&« foène ae paaie en Bohême., 4'uas on ohâteau appartenant à Aloèe.
Le thé&tre représanU U jardin da cbICMO. Sur le yremler plan à droite da rtetevr, nn pavillon. A fanehe , et rar le dertat , nae likli *
ptene tOM an berceau de feHtl^e^