‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 641 sur 756 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

GABRIEI4LB» HENRI.

( Ib se regardent tous deux un moment en silence. )

HENBI.

Aiai Un jeune Gr0t, Qa'ai-]e entendu?... votre consentement!... Ah ! ma surprise, à chaque instant, augmente !

GABRIELLE

Bt d'où vient donc ce grand étonnetnent?

HENRI

Vous consentez à devenir tna tante !

UABBIBLLB.

EhM«ll!qo'impfrte?

BBNBI.

Ah ! c'est ce qu'on verra«„ GABBIBLLE, Par la constance moi je brille.

HENRI

Et cette main , mon oncle Tobtietidra ? GABBIBLLB.

Eh ! oui , vraiment, pour que cela Me sorte pas de la famille.

HENBI.

C'est trop fort, et vous m'exf^iquerez, vous me direz au moins...

êABBlBLLl « (

« Quoi que je puisie voir, quoi qœ je • entendre « je n'aurai ni défiance al jalousie. •

HENBL

Ifiii» Madame...

OABBIELLBé

« Je no demanderai ni raisons 1 m eiplicattons.» Voilà la seconde fois que je suis obl^ ée toib rappeler notre traité , et il est impossible d'avoir moins de mémoire...

HBNBI.

C'est qu'il n'y a pas d'exenq^ d^uie sitoatioB pareille, car enfin, je connais mon onde» fl ne plaisante pas, lui, et s'il vous épouse, il vow épousera bien , ce sera pour tout de bon.

GABBIELLB.

Eh bien!...

HENBI.

Eh bien I Madame , vous me mettriez en colère avec votre Bang-fh)id , car enfin, et ce que jo ne conçois pas, ce matin vous étiei bonne, iodalgente, vous compatissiez à mes peines, et maintenant vous avez l'air de vous moquer do bmiL

GABRIELLE

Parce que je suis coatente « oui , Monsieur, Je suis contente de vous : et si vous continoea à toe discret et soumis, si vous ne faites pas la moue comme en ce moment, j'ai idée que bientôt je pourrai vous récompenser, et que si le del seconde mes projets , dès ce soh* vous serez nanL

Est-il possible ! et mon onde?...

GABRIELLE

Vôtre oncle aussi.

HENBI.

C'est vous faire un jeu de mes tourments.

'.GABRIELLE

Non, Monsieur! mais laisse^moi...

0BNRI.

Et pourquoi?

GABBIELLB,

rai ^ parler ï votre onde.

HENBI.

Encore 1

GABBIEL|<B.

Voilà votre appartement.

HBNBI,

Je m'en vais. Madame, je m'en vais. (Bomtam.) Mais vous me promettez au moins..»

OABBIBLLE.

Je ne vous promets rien , Monsieur, partez...

HBNBI.

Je m'en vais. Madame, vous le voyez. Je m'en vais. ( A ptrt. ) Mais pas pour longtemps,

( U sort ptr la porte latérale A gMMha. )

LA CHANOINESSE

6AB1IBLLB , le regardant sorUr.

Pauvre Jtoae homme I... (Itcc tandreMj Ah! qne j*au^ là un boo mari! mais pour cela, mahitenant le plus difiCicile est à faire , car avec on homme de ce caractère-là, pour ramener maintenant de lui-même à renoncer à moi , et à me préférer ma tante, ce n'est pas aisé« Allons, mettons tout ce que j*ai d'adresse... et tâchons d'abord de ne pas le heurter.

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