TOME XVIII
Cymodocée presse dans ses brsis la tête sacrée de son époux ; la vigne s'attache avec moins de grâce au peuplier qui la soutient , la flamme embrasse avec moins de vivacité le tronc du pin qu elle dévore , la voile est repliée moins étroitement autour du mât pendant la tempête. Le fils de. Lasthénès y chargé de son trésor , arrive bientôt chez son père; et du moins, pour un moment , met à labri la vierge qui vient de lui consacrer ses jours. .
En proie au Démon de la jalousie , Hiérocl^ s'étoii porté à cette violence contre les Chrétiens , dans respmr de ravir Cymodocée à Eudore, avant qu'elle eût prononcé les mots qiii lengageoient à son époux ; mais ses satellites arrivèrent trop tard , et le courage d'Endore sauva rinnocente catéchumène. Le messager que le fils de Lasthénès avoit envoyé à Constantin , revint h Lacédémone la nuit même de ce scandale. Il apporta des nouvelles à la fois heureuses et inquiétantes. Dioctétien avoit encore pris un de ces partis modérés, conve*nables à son caractère. Sur le faux rapport envoyé par Hiéroclès , l'Empereur avoit ordonné de surveiller les prêtres , et de disperser les assemblées secrètes ; mais éclairé par Constantin y il n'avoit pu croire qu'Eudore se fût mis à la tête des rebelles , et il se contentoit de le