‹ Œuvres complètes de M. le Vicomte de ChateaubriandChapitre 129 sur 182 · Y II · texte numérisé non relu

Y II

Page 6. L'odeur des graisses mêlées de cendreâ de frêne dont ils frottent leurs cheveux.

C'étoit pour leur donnier uœ eouleut* rousse. Ob peut voir là-dessi^s Diodori^ <fc Sicile , Kvi v ; Ammico-Marcellin, liv. xvii; S. Jérôme, Vit. Hilar. , etc.

Page 6. Le peu d'air de la hutte, etc.

« Je suis, dit Sidoine , au milieu des peupliez dbèvèlus, » forcé d'entendre le langage barbare des&ëriâl^M]fÀ, et » obligé d'applaudir aux cnants d'un Bourguignon ivre , » qui se frotte les cheveux avec du beurre.... JDix fois le » matin, je suis obligé de «entûrl-ail et Poignob , et celte ' » odeur empestée ne fait que croître avec le jour. » (Sid. Apoll, , Carm. 12. adCat.) Vpilà nos pères.

SUR LE LIYRB VÏI. 247

IX'

Page 7. Une come de hceuC potir puiser de l'eau.

C'est la cprne dé Turochç on y reviendra.

Page 9. Voilà, me dit l'esclave»,.,, le camp de Varu».

L*emplacement de ce eamp porté encore le nom dé bois de Teateberg. Yoici radmirable moroeau de Tacite , dont mon texte est la traduction abrégée: «Prima a Tari castra, lato ambitu et dimensis prkioipiiâ triçm » légion um manus ostentabant ; dein semiruto vallo -, » humili fossâ, accisae jaifi reliquiœ consedisse intellige- >^ bantur. Medio campi albentia ossa, ut;^ fugerant , ut , » restiterant , disjecta^vel aggerata. Adjacebami; fragmina 5)1 telorum , equorumque artus , simuf truncts arborum )> antefixa ora; lucis propinquis barbaras arae, apud ». quas tribuQOs , ae prinàorum ordinum cemtui^iones )i ijpaactavertnt ; et claais ejus supérstites pognam «tut » vincula elapsi^ reférebant, hic cecidisse legatos, iWàc n raptas aqudas; primum ubi vulnus Yaro adactum; » ubi înfehci dextrâ et suo îetu mortem invenerit; quo » tribunali concionatus Arminius ; quot patibula capti- » vis, quâe scrobes ; utque signis et aquilisper superbiam » inluserit. » (Ann. i, 61.)

Page 10. On n'osa même plus porter leurs

images aux funérailles.

ff Et Junia sexa(gesimo quarto post Philippensem aciem » àniio supr'eiAum diem explevit , C atone avunculo ge- » nita, C. €assii uxor, M. JBruti soror.'... Vigihti claris- » simarum familiarum imagines aûtelatae sunt, Manlii, » Quinctii , aliâque ejusdem nobilitatis nomina : sed M praefulgebant Cassius atque Brutus , eo ipso quôd effi- » gies eorum'non visebantur. (Tacite, Ann. m, 76.)

XII*

Page 1 0. La légion thébaine.

Tout ce qui suit dans le texte est tiré d'uue lettre de ' saint Euchère , évéque de Lyon , à Tévéque Salvius. On trouve aussi cette lettre dans les Actes aes Martyrs.

Page 1 1 . Les corps de mes compagnons sem* bloient jeter une vive lumière.

L'autorité pour ce miracle se trouve dans le martyre de saint Taraque. (Act. Mart. )

Le Tasse a aussi imité ce passage dans l'épisode de Suënon.

xiv*.

Page i i . Vers Denis , premier évêque de Lutèce:

Je place avec Fleury, Tillemont et Crevier/ le iriartyre de saint Denis, premier évéque dé Paris, sous Maximien , l'an 286 de notre ère.

Page 12. Cette colline, s'appeloit le mont de Mars.

On voit que j'ai choisi entre les deux sentiments qui font de Montmaii;re , ou le mont de Mars , ou le mont des Martyrs.

Page 14. Depuis ce temps, je suis demeuré esclave ici.

Notre religion, féconde en miracles, offre plusieurs examples de Chrétiens qui se sont faits esclaves pour délivrer d'autres Chrétiens, surtout quand ils craignoient que ceux-ci perdissent la foi dans le malheur. Il suffira

de rappeler à la mémoire du lecteur saint Vincent de Paul , et saint Pierre Pascal , évêque de Jaën en Espagne. (Voy. Gén. du Christ., tom. iv.)

Page < 4. De les exposer aux flots sur un bouclier.

Cl On lit, dit Mézel'ai, en deux ou trois poètes, dans V le scoliaste Eustatbius, et même dans les écrits de » l'empereur Julien , que ceux qui habitoient proche du » Rhin les exposoient (les enfants) sur les ondes de ce » ce fleuve , et ne tenoient pour légitimes que ceux qui » n'alloient point au fond. Quelques auteurs modernes » se sont récriés contre cette coutume , et ont maintenu » que c'étoit une fable inventée par les poètes ; mais ils » ne se fussent pas tant mis en peine de la réfuter, s'ils » eussent pris garde qu'une épigramme grecque dit que » le père mettoit ses enfants sur un bouclier.» (Av. Clov. , pag. 34. )

xvm*,

Page 1 5. Ma plus belle conquête est la jeune femme , etc. .

Le christianisme , à cause de son espnt de douceur et d'humanité , s'est surtout répandu dans le monde par les femmes. Clothilde , femme deClovis, amena ce Cnef des François à la connoissance du vrai Dieu. (Voy. Greg. Tur. )

XI x".

Page 1 5. Vous êtes né dans ce doux climat , voisin, etc.

La Grèce étoit voisine de la Judée , comparativement aux pays des Francs.

xx*.

Page 17. Sécovia.

Le nom de cette prophétesse gei*maine se trouve dans Tacite.

Page 1 8. D'ua Romain esclave , etc.

On voit ici un grand exemple de la difficulté de contenter tous les esprits. Un critique plein de goût^ que j'ai souvent cité dans TExamen et dans ces notes , trouve cet épisode de Zacharie peu intéressant. La reine des Francs, à genoux sous un vieux chêne , ne lui présente qu'une copie afFoiblie de la scène de Prisca et de Valérie. D'autres pei'sonnes, également faites pour bien juger, aiment beaucoup au contraire ^opposition du christianisme naissant an milieu des forets , chez des Barbares, et du christianisme au berceau , dans les catacombes , ches un peuple civilisé.

XXII*

Page 19. Dédare que la vertu n'est qa^ua fantôme.

t(Brutus s'arrêta dans un endroit creux, Vassit sur » une grande roche , n'ayant avec lui qu'un petit nombre » de ses amis et de ses principaux officiers ; et là , regar* » dant d'abord le w\ qui étoit fort étoile , il prononça » deux vers grecs. Yolumnius en a rapporté un qui dit V » Grand Jupiter , que l'auteur de tous ces maux ne se » dérobe point à votre vue ! Il dit que l'autre lui étoit » échappé. Le sens de cet autre vers étoit : O Vertu ! » tu n es qu'un vain nom ! »

XXIII'

Page i 9. Un nouvel Hérodote.

« Hérodote se rendit aux jeux olympiques. Voulant » s'immortaliser y et faire sentir en même temps à ses » concitoyens quel étoit l'hooime qu'ils avoient forcé de w s'expatrier, il lut dans cette assemblée « la plus illustre » de la nation, lapins éclairée qui fut jamais , le commen- » cément de son Histoire, ou peut-être les morceaux de » cette même Histoire les plus propres à flatter l'or- » gue&l d'un peuple qui avoit tant de sujets de se crcnre » supérieur aux autres. » (Larcher, Vie d'Hérodote. )

SUR lE LIVRE VII. 251

XXIV*

Page ]9. Un peuple qui prétend descendre des Iroyens.

Dans le second diiapîtré de rEfjitoihe de Pfiistoire dès France , on lit toute une fable racontée. , dit Fauteur , par un certain poète appelé Virgile. Prlam, selon ce

Î)oëte inconnu , tut le premier rpi des Francs ; Friga fut e successeur de Priam. Après la chute de Troie, les Francs se s^arèrent en deux bandes , l'une , ccMnmandée

Ï)ar le roi Francio , s'avança en Europe , et s'établit sur es bords du Rbin , etc. (Epit. Hist. Franc. , cap. ii , in D. Boujj. Coll. )

Les Gestes des rois des Francs racontent une fable à peu près seihblable (Cap. i et ii. ) C'est sur ces Yleilles chroniques qii'AnniUi^ de Viterbe ia composé la géiiéalo pe des rois des Gaules et des rois francs. Dahs seâ déut livres supposés, il donne vingt^leux rois aux Gaulois avant la guerre de Troie : Bis ou Sambthès ; Sarron , fondateur des écoles druïdîques ; Boardus , inventeur de la poésie et de la musique; Celtes, Cralatès, Belgicus, Lu^dne , Allobrox , Paris , Remus* Sous ce dernier roi an-iva la prise de Troie ; et Francus , fils d'Hector , s'échappa de la ruine de sa patrie, se réfugia dans les Gaules,, et épousa la fille de ïlemus.

XXV*

Page 20. Que ce peuple formé de diverses tribus de Germains

Véritable ormne des François. J'ai expliqué le mot Franc d'après le génie de notre langue » et non d'après l'étymologie que veut lui donner Libanius , et qui signifieroit habile a se fortifier. £n BasUico,

xxvï*.

Page 20. Le pouvoir se réunit.

Ceci n'est exprimé formellement par aucua auteur , mais se déduit de toute«la suite de l'histoire; On voit

dans Tacite t de Mor. Germ.) que l'on élisoit des chefs dans les assemblées générales , et l'on trouve , dans le même auteur (Ann. et Hist.)> des Grermains conduits par un seul chef. On remarque la même chose dans les Commentaires de César. Enfin, sous Pharamond, Clodion, Mérovée et Clovis , les Francs paroissent marcher sous les ordres d'un seul roi.

XXVII*

Page 20. La tribu des Saliens. *

II y a des auteurs qui ne veulent faire des Saliens que des grands ou des seigneurs attachés au service des salles de nos rois. Il est vrai que le mot sala remonte trèshaut dans la basse latinité. Dans un édit de Lothaire, roi des Lombards , on lit : Si qids bùvolam d^ sala occiderit, componat, (Sol. 20.)

« Q^i en la sale Baudouin Laçernie »

» Avoit de Foise envolé Une espie. »

Du Cahgb, gloss. voce sala.

Mais il est plus naturel de considérer les Saliens comme une tribu des Francs , puisqu'on les trouve comme tels dans l'histoii'e. Les Francs, appelés les Saliens, dit Ammien-Marcellin , s'étoieht cantonnés près de Toxandrie. Sidoine leur donne aussi ce nom. Au rapport de Libanius , Julien prit les Saliens au service de l^Ëmpire, et leur donna des terres. Au reste, on trouve des Saliens gaulois sur le territoire desquels les Phocéens fondèrent Marseille. Il y avoit chez les Romains des'

Î)rêtres de Mars et des prêtres d'Hercule, appelés Saiens; comme si tout oe qui s'appeloit Salien devoit annoncer les armes et la victoire.

XXVI II*

Page 20. Elle doit cette renommée

Je place ici l'origine de la fameuse loi salique. L'histoire la fait remonter jusqu'à Pharamond. Les meilleurs crîtiques font venir comme moi la loi salique de la ti'ibu des Saliens. La loi salique*, telle que nous l'avons , ne

parle point de la succession à la couronne; elle ém-

et que l'on suppose rédigée par Glovis après sa conversion. (Voy. Pittion , Jérôme Bignon, du Gange et Daniel.)

xxrx*.

Page 20. Les Francs s'assemblent.

Les premières éditions portoient : «Les Francs s'assemblent deux fois l'année, aux mois de mars et de mai. » J'avois voulu indiquer par-là le changement survenu dans l'époque de l'assemblée générale des Francs ; mais cela étoit inexact , et ne disoit pas ce que je voulois dire : j'ai corrigé, comme on le voit ici. Le premier exemple d'une assemblée générale des Francs remonte à Glovis : ce roi y tua de sa main un soldat qui l'avoit insulté l'année précédente. ( Grégoire de Tours. )

Tacite dit que les Grermains jtenoient leurs assemblées à des jours fixes, au commencement de la nouvelle et de la pleine lune (de Mor. Germ.). Nos états-généraux, que l'on croit être nés des assemblées du Gnamp-de- Mars, me paroîssent plutôt avoir une origine gauloise. ( Voy. les Commentaires de César. ]

xxx^

Page 20. Ils viennent au rendez-vous tout armés.

C'est ce que disent tous les auteurs.

XXXI*

Page 20. Le roi s'assied sous un chêne.

« Maintes fois ay veu que le bon saint , après qu'il » avoit ouy messe en esté , il se alloit esbattre' au bois de » Vicennes, et se seoit au pié d'un chesne, et nous » faisoit seoir tous emprès lui : et tous ceulx qui avoient » affaire à lui venoient à lui parler, sans ce .que aucun

» huissier ne autre leur donnast empeschement. Et dc"- » maudoit haultement de sa bouche , s'il y avoit nul » qvÀ eust partie. Et quant il y en avoit aucuns, il leur » msoît : Amis, taisez^vous, et on vous délivrera Tun

9 après l'autre Aussi plusieurs foiz ay veu que

9 aadit temps d'esté , le bon roy venoit au jardin de ^ » Paris, une cotte de camelot vestuë, ung surcot de » tiretaine sans maoches, et un mantel par-dessus de » sandal noir : et faisoit là estendre des tappiz pour nous » seoir emprès lui, et là faisoit despescher son peuple » dilig^mp^q^ > comme vous ay devant dit du bois de i»yiçep9^.» (J^cÂAviUe, Hist. du Roy saint Loy& ) L'usage de feâre di^ présents au chef des peuples geraiia^piques rempote jusc|u'au tenms de Tacite. «Mos est ckwr- », tatibusultro ac viritim couAsrre priiicipipu& vel am6B>- » torum vel frugum, quod pro honoi^ acceptnm, etiam » necessitatibusi siubvenit. Gaudent prascipaè finitûnarum »> gentium donia, qii.ae non mod6 à singutis, sed publiée » mittuntur.» ( Tacite > de Mor. Germ. , 15.)

kxxn\ Page 20. Les propriétés sont annuelles.

« Ai'và per annos mutant (Tac. , de Mor. Grerm. , 2^). » Neque quisquam agri modum certum aut ii^es. p^o- » prios habet : sed magistratus ac principes in annos » singulos , gentibus cognationibusque hominum qui » unà coierint , quantum et quo loco visum est, agri » attribuunt, atque anno fost alio transira cogunt.» (Gxsar, de Bello Gall. , lib. vi.)

Page 21 . Le lait , le fromage, etc.

(Voy%^^ Cassai*, de Bell. Gall., Ub. ivf Pline, Hv. ii; Strabon, liv. vu. Tacite dit : Lac concretum, )

XXXIV*

Page 21 . Un boi^clie^... vin chjeval t^d^.

« Mtti^ra non ad deMcias mulîebres quassita , nec

» 'quibus uova nupta ccMBatill^, sed boves et .frenatum » equum, et scutum cum frameâ gladioque.» (Tacite, de M or. Genn. , xviii. )

Page 21 . Il saute... au milieu... des épêes nuea.

tt Nudi juvenes , quibus id Ittdicrusi est , .iivter gla- » dios se atque infestas frameas saltu jajcj^ymjt^v (f acite, de Mor. Germ. , xxiv. )

XXXVI*

Page 21 . Une p^ ramide de gazon.

« Funerum nulla ambitio..«, ^efkiklcruni cefpe&engi^^ » (Tacite, de Mor. Germ., xxvii.)

XXXVII*

Page 21. Chasser Furoch et leg ours.

Cësar , Tacite et tous les auteurs parlent de la passion des Barbares pour la citasse. Quant à Turoch ou bœuf sauvage , en voici la description : « Tertium est » genus eorum qui Uri appellantur. lî sunt magnitudine • paulo infrà el6|>hftatos ; specîe et colwe et figura tau ri. » Magna vis est eorum et magna velocitas ; neque homini » neque ferae quam conspexerint parcunt. Hos studiosè » foveis captos interficiunt.... Amplitudp corauum et n figura et species multùm à nostrorum boum cornibus » dii£ert. Haec stodiosè conqiiisita ab labins ai^nto cir- » cumcludunt atque in amplissimis epulis pro poculis 9. utuntuir» » (desadT , de Bello. Gall. , lib. vi. )

XXXVlll*.

Page 22. Nous eûnies le bonheur de ne rencontrer aucune de ces grandes migrations, etc.; jusqu'à l'alinéa.

Tout ce passage est nouveau. Je l'avois suppiimé sur les épreuves^ de la première édition. Les personnes qui le conncHSsoient Font réelamë ; j'ai cini d[evotr le rétablir.

XXXIX*

Page 23. Mon livre, vous irez à Rome.

Parye, nec invideo , sine me , liber, ibis in Urbem.

Ovide jnounit dans son exil à Tomes : on a prétendu avoir retrouvé son tombeau en 1 508 , près de Stain en Autriche , avec ces vers :

Hic sitns est rates qaem divi Cssaris ira Aug^sti patriâ cedere jussit humo.

, Saepè miser volait patriis occumbere terris ; Sed frustra ! banc illi fata dedêre locum.

Ces vers sont modernes. Le poëte avoit fait lui-même répitaphe que l'on connoit :

Hic ego qui jaceo tenerorum lusor amonun , Inçenio perii Naso poeta meo , etc.

Je ne sais si le vers que j'ai choisi, pour Fépitaphe d'un poëte mort exilé dans un désert, n'est pas plus touchant.

XL*

Page 24. Qui s'accusoit d être le Barbare.

Barbarufi Me ego sam, quia non intelligor illis.

XLl*.

Page 24- Ces tribus avoient disparu.

Elles s'étoient embarquées. alJne petite tribu de France, » sous Probus , dit Eumène, se signala par son audace. » Embarquée sur le Pont-Euxin , elle attaqua la Grèce » et l'Asie, prit Syracuse, désola les côtes de TAfrique, »> et rentra victorieuse dans l'Océan > » (Eumène, Panég. Const. )

Page 24. La Providence avoit ordonné que je retrouverois la liberté au tombeau d'Ovide.

Ainsi ce livie est motivé , et il y a une raison péremptoire pour la description des mœurs et de la chasse des

Francs. Cet inc^dent^ fort naturel d'&illeurs, et employé par plus d'un poëte , va faire changer la scène.

XLIII''

Page 25. La hutte royale étoît déserte.

« Quemcumque mortalium arcere tecto nefas habetur. » Pro fortunâ quisque appai*atis epulis excipit. Cùm de- » fecére , qui modo hospes fuerat , monstrator hospitii » et cornes , proximam aomum non invitati adeunt : nec » interest ; pari humanitate accipiilntur. Notum igno- » tumque, quantum ad jus hospitii, nemo discernit. » ( Tacite , de iVIor. Germ. , xxi. )

XLIV*

Page 25. Une île consacrée à la déesse

Hertha.

(Voyez Tacite, Mœurs des Germaine, ch. xl. ) Mon texte est la traduction abrégée de tout le morceau.

XLV*

Page 26. Ils étoient rangés en demi -cercle, etc. ; jusqu'à l'alinéa.

« Ils ne prennent point leurs repas assis sur des chaises ; » mais ils se couchent par teire sur des couvertures de » peaux de loups et de chiens, et ils sont servis par » leurs enfants ae l'un et de l'autre sexe qui sont encore » dans la première jeunesse. A côté d'eux sont de grands » feux garnis de chaudières et de broches , dii ils font » cuire de gros quartiers de viande. On a coutume d'en » offrir les meilleurs morceaux à ceux qui se sont distin- » gués par leur bravoure.... Souvent leurs propos dç » table font naître des sujets de querelles , et le mépris ^ )) qu'ils ont pour la vie est cause qu'ils ne se font point V une affaire de s'appeler en duel.» (Diod. , fiv. v, traduct. de Ten^asson.) Toutes ces coutumes, attribuées aux Gaulois par Diodore , se rétro uvoient chez les Germains. Quant à la circonstance de la table séparée que

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