SUR LE QUINZIÈME LIVRE
Ce livre n'a pas un besoin essentiel de notes, hors sur deux points : 1®. Piste étoit en êflfet évêque d'Athènes à l'époque dont je .parle, et il parut au concile de Nicée ; 2**. il y a plusieurs anàchronismes , par rapport à Julien et aux grands hommes dé VËglise , que je représente au jardin de Platon. J'ai fait çà et là des corrections de style , supprimé quelques phrases , etc. , etc. Je remplacerai les notes de ce livre par un long morceau de mon Itinéraire : il servira de commentaire au voyage d'Ëudore.
REMABQUE.
Pag. 215, Il màrchoit vers Argos, par le chemin de la montagne.
De Sparte à Argos, il y a deux cheiniDS j Tun s'enfonce dans le vallon de Tegée ; l'autre traverse les montagnes qui bordent le golfe d' Argos. J'ai suivi le dernier et c'est celui que j'ai tait prendre à Eudore». Avant de citer mon Itinéraire, je dois observer qu'Argos étoit déjà en ruines du temps de Pausanias. Elle étoit si pauvre , sous le règi^ de Julien l'Apostat , qu'elle ne put contrîtribuer aux frais et au rétablissement des jeiix Isthmiques. Julien plaida sa cause contce les Corinthiens : nous avons ce singulier monumejat [ittéraire dans les ouvrages de cet empereur [epist, XXV). Argos, la patrie du roi des rois , devenue , dans le moyen âge , l'héritage d'une vçuve vénitienne , fut vendue par cette veuve , à la ré-, publique de Venise , pour deux cents ducats de rente viagère, et cinq cents une fois payés. Coronelli rapporte le contrat. Voilà ce que c'est que la gloire !
Itinéraire — «Des ruines de Sparte, je partis pour Ar-
)) gos sans retourner à Misitra. J'avois dit jdieu à Ibraïm-
' » Bey, J'abandonnai Lacédémoiie sans regret-, cependant