LIVRE VIL
quoi, vous auriez ici un autre serviteur que moi ! »
— « Je suis chrétien , » répondis-je.
» L'homme de charité me prend dans ses bras y m'arrose de ses larmes , me pressé contre ses cheveux blancs , en disant avec des sanglots de joie :
« Mon frère ! Mon cher frère ! J'ai trouvé un frère ! »
» Et je répétois :
« Je suis chrétien, je suis chrétien. »
» Pendant cette conversation , la nuit étoit descendue. Nous reprimes nos fardeaux , et nous retournâmes à la hutte de Pharamond. Le lendemain , Zacharie vint me chercher à la pointe du jour, ir me conduiA au fond d'une forêt.
Dans le tronc d'un vieux hêtre , où Sécovia , prophétesse des Germains, avoit jadis rendu ses oracles , je vis une petite image qui représentoit Marie , mère du Sauveur. Elle étoit ornée d'une branche de lierre chargée de ses fruits mûrs , et nouvellement placée au pied de la Mère et de l'Enfant; car la neige ne Tavoit point encore recouverte.
« Cette nuit même , me dit Zacharie , j'ai appris îk l'épouse de notre maître que nous avions un frère parmi nous. Pleine de joie , elle a voulu venir au milieu des ténèbres parer notre autel ,